L’Iran affirme se préparer à une nouvelle phase de confrontation avec les États-Unis. Au cours des dernières semaines, plusieurs responsables militaires iraniens ont durci le ton à l’égard de Washington et de ses alliés, dans le but affiché de dissuader le président Donald Trump de relancer les opérations militaires.
Les commandants iraniens assurent que leurs forces disposent de nouvelles armes et de réserves militaires qui pourraient être mobilisées si les hostilités reprennent. Parmi les options évoquées par des responsables figurent des attaques contre des infrastructures stratégiques, notamment des installations pétrolières et gazières, des centres de données liés à l’intelligence artificielle et des câbles sous-marins de télécommunications.
« Le monde sera étonné », a déclaré Hossein Mohebbi, porte-parole du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), en référence à de possibles nouvelles cibles. « Nous avons de nouvelles cibles qui n’ont pas encore été attaquées », a-t-il ajouté.
Près de neuf mois après le lancement des opérations militaires américaines et israéliennes contre l’Iran, le conflit se trouve dans une impasse, selon le récit fourni. Les deux camps revendiquent des résultats favorables : Téhéran met en avant sa capacité à résister aux attaques, tandis que Washington souligne les dégâts infligés aux structures du pouvoir iranien.
L’administration Trump continue, de son côté, d’examiner des options économiques et militaires pour accentuer la pression sur les autorités iraniennes. « La guerre n’est pas terminée », a averti Hossein Mohebbi, qui affirme que le CGRI s’est préparé à un affrontement de longue durée.
Les habitants de Téhéran dans l’attente
À Téhéran, la perspective d’une reprise des frappes nourrit l’inquiétude. Certains habitants déclarent constituer des réserves d’eau, recharger leurs batteries externes et rassembler des produits de première nécessité en prévision de nouvelles attaques.
Un résident de 70 ans explique ainsi se préparer à la possibilité de bombardements à tout moment. Une mère de deux enfants s’interroge, pour sa part, sur les objectifs d’une éventuelle nouvelle offensive américaine, après les opérations déjà menées et l’absence de règlement négocié.
Ces témoignages traduisent les inquiétudes d’une partie de la population face à une nouvelle escalade militaire.
Du côté américain, des planificateurs militaires auraient élaboré de nouveaux scénarios de frappe, dont le recours éventuel à la GBU-43/B, une bombe conventionnelle de très grande puissance surnommée « MOAB ». Les cibles envisagées comprendraient notamment des infrastructures énergétiques et des installations nucléaires iraniennes.
Le commandant de l’armée iranienne, Alireza Sheikh, a rejeté ces informations, les présentant comme une tentative d’intimidation. « Ce sont des outils de propagande destinés à intimider le peuple iranien », a-t-il déclaré.
À ce stade, les déclarations des responsables des deux camps témoignent d’une montée des tensions, mais ne permettent pas, à elles seules, de conclure qu’une reprise des opérations militaires est imminente.

