En Guinée-Bissau, l’opposant Fernando Dias a retrouvé la liberté dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 janvier 2026. Réfugié dans une ambassade depuis le coup d’État militaire survenu fin novembre, il ne fait plus l’objet de mesures de détention, selon des sources officielles. Un autre leader de l’opposition, Domingos Simoes Pereira, a également été libéré, avant d’être placé en résidence surveillée.
Depuis le 26 novembre, le pays se trouve sous le contrôle des forces armées, qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo à la veille de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle et des législatives. Le processus électoral a été suspendu à la suite de cette prise de pouvoir.
Fernando Dias constituait le principal adversaire d’Umaro Sissoco Embalo lors de la présidentielle du 23 novembre. Le 27 novembre, il avait déclaré à l’AFP avoir remporté le scrutin et accusé le président sortant d’avoir favorisé le coup d’État. Le jour du putsch, il avait échappé à une arrestation après l’arrivée d’hommes armés à son quartier général de campagne, avant de trouver refuge à l’ambassade du Nigeria, qui lui avait accordé l’asile.
Selon Gabriel Yé, chargé de communication de Fernando Dias, l’opposant a quitté sa détention tard dans la soirée de vendredi. Il n’est soumis à aucune mesure de résidence surveillée, mais doit s’abstenir de toute prise de parole publique et de toute activité politique, conformément aux restrictions imposées par les autorités militaires.
Domingos Simões Pereira, figure majeure de l’opposition bissau-guinéenne, a quitté vendredi soir une prison de Bissau. Il reste toutefois placé en résidence surveillée. D’après l’état-major de l’armée, cette mesure s’explique par des poursuites liées à des faits économiques, désormais du ressort de la justice civile.
Chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), Domingos Simoes Pereira avait été écarté de la présidentielle pour dépôt tardif de candidature. Il avait ensuite apporté son soutien à Fernando Dias.
Dans un communiqué publié vendredi, la Cedeao a salué les mesures prises par les autorités de transition et a appelé à la libération totale de Domingos Simoes Pereira, ainsi qu’au respect des droits et libertés fondamentaux. L’organisation régionale exhorte également les acteurs politiques à œuvrer pour une transition pacifique et crédible devant conduire à des élections démocratiques.
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