
Au lendemain de la lourde défaite du Parti républicain aux élections de mi-mandat, Donald Trump refuse de laisser paraître le moindre signe d’inquiétude. Malgré les critiques venues de son propre camp, notamment celles de son vice-président JD Vance, le président américain minimise les conséquences du scrutin et maintient sa ligne sur la guerre en Iran.
Fidèle à son tempérament combatif, Donald Trump a choisi, mercredi, de ne pas s’attarder sur le revers électoral subi par son parti. Lors de sa première prise de parole publique depuis le scrutin, le locataire de la Maison-Blanche a d’abord consacré une longue séquence au chantier de la salle de bal en construction à la présidence, avant de répondre aux questions des journalistes sur les résultats des midterms.
Interrogé sur les déclarations de JD Vance, qui a estimé que la guerre en Iran avait largement contribué à la victoire des démocrates, Donald Trump n’a pas rejeté cette analyse. « Je pense que c’est en grande partie vrai, car cela a fait monter un peu les prix de l’essence à court terme », a-t-il reconnu.
Pour autant, le président américain n’a exprimé aucun regret sur son engagement dans ce conflit, particulièrement impopulaire auprès de l’opinion. « Si c’était à refaire, je le referais parce qu’à long terme, c’est la seule solution », a-t-il affirmé. Il a également écarté toute idée de limoger le chef du Pentagone, Pete Hegseth, dont il a salué le travail.
Trump écarte la menace d’une destitution
À 80 ans, le milliardaire a aussi été interrogé sur la possibilité d’une procédure de destitution dans un contexte parlementaire désormais plus défavorable à son administration. Sa réponse s’est limitée à une attaque contre le camp démocrate. Selon lui, une telle initiative « détruirait » le Parti démocrate.
La victoire des démocrates, qualifiée de « vague bleue », a dépassé plusieurs bastions républicains, notamment au Texas et au Kansas. L’ampleur du résultat a surpris les observateurs, renforcé les démocrates et placé le camp présidentiel face à un nouvel équilibre politique au Congrès.
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