Le second fils d’Ali Khamenei, le guide suprême tué samedi 28 février par des frappes israéliennes, a été désigné pour lui succéder à la tête de la République islamique. L’annonce officielle est intervenue ce dimanche 8 mars 2026. Figure de la ligne dure, il était pressenti depuis plusieurs jours pour prendre la relève.
Né en 1969 à Machhad, Mojtaba Khamenei a grandi durant les années de mobilisation révolutionnaire contre le régime du chah. Il a ensuite participé à la Guerre Iran-Irak entre 1980 et 1988, avant de poursuivre des études religieuses dans les séminaires de Qom, centre majeur de la théologie chiite.
Il porte le titre d’hodjatoleslam, inférieur à celui d’ayatollah dans la hiérarchie religieuse. Bien qu’il n’ait jamais occupé de fonction officielle au sein du gouvernement, il a exercé une influence notable dans l’entourage de son père.
Depuis 2019, Mojtaba Khamenei fait l’objet de sanctions du Département du Trésor des États-Unis, qui l’accuse d’exercer un rôle important dans l’appareil du pouvoir iranien.
Selon une enquête publiée par Bloomberg, il serait également à la tête d’un vaste réseau financier comprenant des activités allant du transport maritime dans le golfe Persique à l’immobilier international.
Par le passé, il a aussi été associé à l’ascension politique de l’ancien président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, élu en 2005, dont il aurait soutenu la réélection contestée en 2009.
En 2022, son nom a également été scandé lors des manifestations du mouvement Femme, vie, liberté, déclenchées après la mort de l’étudiante Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs.
Plus récemment, son épouse (fille de l’ancien président du Parlement iranien Gholamali Haddad-Adel) aurait été tuée le 28 février lors de bombardements attribués à Israël et aux États-Unis.
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