À la suite des élections législatives du 11 janvier 2026, le vice-président du parti Les Démocrates, Eugène Azatassou, a livré une analyse franche et sans concession des résultats enregistrés par sa formation politique. Dans une déclaration largement relayée, le responsable a reconnu plusieurs faiblesses majeures qui, selon lui, expliquent la contre-performance de l’opposition.
Pour Eugène Azatassou, la première responsabilité se situe au sein même du parti. « C’est certainement que nous n’avons pas fait le travail suffisant », a-t-il admis. Il reconnaît des insuffisances dans la préparation, la stratégie et la mobilisation électorale. Cette autocritique tranche avec les discours habituels et traduit une volonté d’assumer les erreurs commises au cours du processus.
Mais au-delà des limites internes, le vice-président des Démocrates a insisté sur un facteur politique central l’incapacité de l’opposition béninoise à s’unir autour d’un projet commun. « Nous n’avons pas pu rassembler toute l’opposition comme nous le souhaitions », a-t-il expliqué.
Selon lui, ces tentatives n’ont toutefois pas abouti. Les divergences stratégiques, les calculs politiques et les ambitions individuelles ont progressivement fragilisé la dynamique collective. « On a essayé, on a fait ce qu’il fallait, mais ce n’était pas suffisant », a-t-il reconnu. Cette situation a conduit à une fragmentation de l’opposition.
« Chacun est allé de son côté », a résumé Eugène Azatassou. Cette dispersion a eu des conséquences directes sur le terrain électoral. Faute d’un front uni, le parti Les Démocrates s’est retrouvé isolé face aux enjeux du scrutin. « Ça fait que nous nous sommes retrouvés effectivement seuls », a-t-il déclaré.
Ce constat met en avant les difficultés de l’opposition à construire une alternative crédible et structurée. Pour de nombreux observateurs, ces élections confirment la nécessité d’une refondation stratégique, fondée sur une meilleure coordination des forces politiques opposées au pouvoir en place.
Les propos d’Eugène Azatassou apparaissent ainsi comme un appel implicite à une remise en question collective. À travers cette analyse, le vice-président des Démocrates semble ouvrir la voie à une réflexion plus large sur l’avenir de l’opposition béninoise, son organisation, sa capacité de rassemblement et sa crédibilité électorale.
Les législatives du 11 janvier 2026 laissent donc un goût amer, mais aussi des enseignements majeurs pour un camp qui devra, s’il veut peser à l’avenir, tirer les leçons de ses divisions et de ses insuffisances.
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