La trêve fragile entre l’Iran et les États-Unis entre dans sa deuxième journée ce jeudi, mais la communauté internationale s’inquiète. Et pour cause, les frappes israéliennes, qui continuent de faire des victimes au Liban, menacent de faire voler en éclats l’ensemble des négociations.
En effet, les frappes israéliennes sur le Liban font peser un « grave danger » sur le cessez-le-feu de deux semaines, a mis en garde mercredi le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Les bombardements sur des quartiers densément peuplés de Beyrouth ont fait au moins 182 morts, selon le ministère libanais de la Santé, qui dénonce une « dangereuse escalade ».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que la trêve entre Washington et Téhéran ne marque « pas la fin de la campagne contre l’Iran », assurant qu’Israël était « prêt à reprendre le combat à tout moment ».
L’Iran juge la trêve « déraisonnable »
De son côté, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a jugé « déraisonnable » le cessez-le-feu et les négociations avec les États-Unis, affirmant que trois des dix principes posés par son pays avaient déjà été « violés ».
Mercredi, l’armée israélienne a mené sa « plus grande frappe coordonnée » contre le Hezbollah, sans avertir la population. Des dizaines de morts et des centaines de blessés sont à déplorer.
Le vice-président américain J.D. Vance, qui doit conduire samedi la délégation américaine aux discussions avec l’Iran au Pakistan, a jugé qu’il appartenait aux dirigeants iraniens de décider si la trêve échouait à cause du Liban.

