Le cessez-le-feu annoncé vendredi 19 juin entre Israël et le Hezbollah peine déjà à produire ses effets sur le terrain. Moins de vingt-quatre heures après son entrée en vigueur, de nouvelles frappes israéliennes ont visé le sud du Liban, faisant plusieurs victimes.
Selon l’Agence nationale d’information libanaise (ANI), au moins cinq personnes ont été tuées samedi 20 juin lors de bombardements menés dans plusieurs localités du sud du pays. Les circonstances précises de ces frappes et l’identité des victimes n’ont pas encore été détaillées par les autorités.
L’accord de trêve avait été conclu à l’issue d’une journée particulièrement meurtrière marquée par une intensification des affrontements entre les deux camps. Contrairement aux précédents arrangements, ce cessez-le-feu a été négocié directement entre Israël et le Hezbollah, sans implication officielle du gouvernement libanais.
Cette nouvelle entente visait à mettre un terme aux hostilités qui ont provoqué ces dernières semaines d’importants dégâts matériels et de nombreuses pertes humaines de part et d’autre de la frontière.
Les frappes survenues quelques heures seulement après l’annonce de la trêve soulèvent des interrogations sur la solidité de l’accord et sur la capacité des deux parties à respecter leurs engagements. Aucune réaction officielle d’Israël ou du Hezbollah n’avait été rendue publique dans l’immédiat concernant ces nouveaux incidents.
Les regards se tournent désormais vers les prochaines heures pour savoir si le cessez-le-feu pourra être maintenu ou s’il s’agit d’une nouvelle tentative vouée à l’échec.
