Vingt-deux soldats maliens ont été libérés dimanche 23 août par des séparatistes touaregs, dont certains étaient détenus depuis plus de trois ans. Cette nouvelle vague de libérations est intervenue à la suite de plusieurs opérations similaires menées ces dernières semaines, selon des sources sécuritaires et gouvernementales maliennes.
Le Front de libération de l’Azawad (FLA), qui revendique la lutte séparatiste touarègue dans le nord du Mali, a annoncé sur les réseaux sociaux la remise en liberté de militaires maliens, sans en préciser le nombre. Une source sécuritaire a confirmé à l’AFP que 22 soldats avaient été libérés. Une source proche du pouvoir à Bamako a également fait état de la libération d’une vingtaine de militaires.
Cette opération est consécutif à plusieurs libérations annoncées depuis le début du mois. Le 13 août, l’armée malienne avait indiqué avoir récupéré 82 soldats détenus par des séparatistes touaregs depuis les combats d’avril. Trois jours plus tard, six militaires blessés avaient également été remis aux autorités.
Des sources avaient par ailleurs rapporté à l’AFP la libération de deux anciens paramilitaires russes du groupe Wagner, capturés deux ans auparavant.
Les soldats libérés dimanche avaient été capturés à différentes périodes. Certains se trouvaient aux mains des séparatistes depuis quelques mois, tandis que d’autres étaient détenus depuis plus de trois ans.
Selon une source sécuritaire, au moins huit combattants du FLA auraient été libérés en échange des militaires maliens. Le porte-parole du mouvement, Attaye Ag Mohamed, a également affirmé que des « détenus civils » emprisonnés par les autorités maliennes avaient été libérés dans le cadre de l’accord. Certains seraient détenus depuis plus de cinq ans.
Ces échanges se tiennent pendant que le nord du Mali demeure le théâtre de fortes tensions entre l’armée et les groupes armés. Les séparatistes touaregs, mais aussi les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, avaient capturé plusieurs dizaines de militaires lors d’attaques coordonnées menées notamment en avril et en juillet.
La multiplication des libérations constitue un développement notable dans ce conflit. Les conditions exactes des différents accords restent toutefois peu documentées, tandis que les autorités maliennes et les groupes armés communiquent de manière limitée sur les modalités de ces échanges.
