Jeudi 29 janvier, dans la région de Kayes (Mali), des jihadistes affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda, ont pris pour cible un convoi de transport de carburant. L’assaut a entraîné la destruction de plusieurs dizaines de véhicules et fait de nombreuses victimes.
Selon un élu local, trois soldats maliens et quatre assaillants ont été tués. Deux corps de civils ont également été retrouvés le lendemain sur l’axe reliant Kayes à la frontière sénégalaise. Plusieurs militaires qui escortaient le convoi sont toujours portés disparus.
Un responsable de l’Office malien des produits pétroliers a assuré que l’attaque n’a pas encore perturbé la distribution de carburant. Cependant, elle arrive à un moment critique, à moins de trois semaines du Ramadan et peu après l’annonce d’un système de rationnement dont l’objectif est de limiter les achats excessifs et les circuits de vente illicites.
Pour information, depuis quatre mois, le Jnim a imposé un blocus économique partiel dans le sud et l’ouest du Mali, régions clés pour les importations de carburant en provenance du Sénégal et de Côte d’Ivoire. Les escortes militaires composées de soldats maliens et russes avaient temporairement assoupli la situation, mais depuis janvier 2026, la multiplication des attaques menace l’approvisionnement de Bamako et de plusieurs autres villes.
La région de Kayes, stratégique en raison de ses ressources minières et de sa position de carrefour, reste au cœur de cette escalade des violences.
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