lundi 2 février 2026

Mali : l’armée malienne lance une offensive militaire contre l’État islamique

Plus d’une vingtaine de combattants qualifiés de « terroristes » ont été tués lors de frappes aériennes menées par l’armée malienne, selon un communiqué officiel. Le Mouvement pour le soutien de l’Azawad (MSA), groupe armé local allié aux forces maliennes, avance pour sa part un bilan plus élevé d’« une quarantaine » de morts. Les combattants du MSA participent actuellement à un processus d’intégration progressive au sein de l’armée régulière.

Ces frappes ont visé, samedi 31 janvier, des positions de combattants affiliés à l’État islamique au Sahel (EIS) dans la zone d’Akabar, au sud de Ménaka, non loin de la frontière avec le Niger.

Ce jour-là, une patrouille de l’armée malienne est tombée dans une embuscade tendue par des combattants de l’EIS. Le convoi comprenait des soldats maliens, des éléments du MSA ainsi que des membres de l’Africa Corps russe, partenaire militaire de Bamako. L’attaque a donné lieu à plusieurs heures de combats, suivies de bombardements aériens menés par les forces armées maliennes.

Aucun bilan officiel n’a été communiqué par l’armée à l’issue de ces premiers affrontements. Une source sécuritaire basée à Ménaka affirme toutefois que les jihadistes ont été repoussés et que les forces alliées n’auraient enregistré qu’un mort et quatre blessés. Selon l’état-major, les frappes aériennes menées dans la foulée auraient permis de neutraliser un chef jihadiste local, Abou Alghabass Ichmali, présenté comme responsable de graves exactions contre des civils.

Ces chiffres sont cependant contestés par plusieurs sources locales. Des habitants de la zone, des analystes spécialisés dans la veille sécuritaire ainsi que des membres du Front de libération de l’Azawad (FLA) évoquent un bilan plus lourd dans les rangs des forces maliennes et de leurs alliés. Selon ces sources, les combats de jeudi auraient causé entre huit et onze morts et fait une quinzaine à une vingtaine de blessés du côté Fama-MSA-Africa Corps. Elles estiment également que le bilan annoncé après les frappes de samedi demeure largement surestimé.

Les informations restent difficiles à vérifier de manière indépendante. De nouveaux affrontements ont été signalés lundi matin, cette fois du côté nigérien de la frontière. Des combattants de l’EIS ont attaqué les localités d’Ayorou et de Banibangou. Au moins trois soldats nigériens ont perdu la vie à Ayorou, selon une source sécuritaire nigérienne.

Par ailleurs, la branche sahélienne de l’État islamique a revendiqué durant le week-end l’attaque de l’aéroport de Niamey, survenue jeudi dernier, en diffusant des images montrant des destructions dans la zone militaire de la plateforme.

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