Au Mali, une importante opération de fouille est en train d’être menée dans plusieurs centres pénitentiaires du pays. Les premières perquisitions ont déjà permis de découvrir une importante quantité d’objets et de produits interdits, dont près de 2 000 téléphones portables, de la drogue et des munitions.
L’opération a notamment ciblé la maison d’arrêt de Kénioroba, située près de Bamako. Selon les informations rapportées par RFI, un premier sac contenant environ 100 kilos de téléphones portables a été découvert.
La brigade d’intervention pénitentiaire, dirigée par le commandant Zoto, a ensuite poursuivi les fouilles dans les cellules. En moins d’une journée, environ 2 000 appareils introduits illégalement dans l’établissement auraient été confisqués.
Les agents ont également découvert plusieurs produits prohibés, notamment du cannabis et des amphétamines.
Les fouilles ont aussi permis de mettre la main sur des munitions dans un autre établissement pénitentiaire. Les autorités cherchent désormais à déterminer si des armes ont également pu être introduites dans certaines prisons.
Une attention particulière est accordée aux établissements qui accueillent des détenus accusés d’appartenir à des groupes jihadistes, dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu au Mali.
Une enquête sur les réseaux d’approvisionnement
L’opération « coup de poing » doit s’étendre à plusieurs autres maisons d’arrêt du pays. Au-delà des saisies, les autorités cherchent surtout à comprendre comment autant de téléphones, de stupéfiants et d’autres produits interdits ont pu entrer dans les établissements pénitentiaires.
Une source pénitentiaire citée par RFI résume la situation ainsi : « Quand vous avez l’argent, vous pouvez tout avoir en prison ». Une enquête a été ouverte afin d’identifier les responsables et de déterminer les éventuelles complicités ayant permis l’introduction de ces produits et objets interdits.
