Au Mexique, la question de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux fait l’objet d’un débat national. Les autorités envisagent de limiter l’utilisation de ces plateformes par les enfants et les adolescents afin de mieux protéger leur santé mentale.
Dans un entretien accordé à l’AFP, le ministre de l’Éducation Mario Delgado a indiqué que l’État devait assumer une responsabilité dans l’encadrement de l’usage numérique des mineurs. Selon lui, les plateformes privilégient avant tout la recherche d’audience et le nombre d’abonnés, tandis que la question du contrôle des contenus demeure insuffisamment prise en charge.
Des réseaux comme Meta (maison mère de Facebook et Instagram) ou encore TikTok imposent officiellement un âge minimum de 13 ans pour l’inscription. Des dispositifs spécifiques destinés aux adolescents ont également été annoncés afin de limiter l’exposition à certains contenus. Toutefois, l’efficacité de ces mesures reste régulièrement remise en question.
Au Mexique, une période de consultation a été ouverte afin de recueillir l’avis des parents, des enseignants, des communautés éducatives et des représentants des plateformes numériques. Cette concertation devrait aboutir, au mois de juin, à des propositions concrètes de régulation. L’objectif affiché consiste à promouvoir une culture numérique plus responsible, critique et consciente, sans nécessairement imposer une interdiction immédiate.
Plusieurs pays ont déjà engagé des initiatives similaires. En Australie, une mesure adoptée en décembre prévoit la suppression des comptes de mineurs de moins de 16 ans sur certaines plateformes comme YouTube ou Snapchat. En France, un projet de loi a été adopté pour interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
D’autres États examinent également des restrictions. L’Indonésie prévoit par exemple d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, invoquant les risques liés à la pornographie, au cyberharcèlement, aux fraudes en ligne et à la dépendance numérique. Dans l’Union européenne, des pays comme le Danemark, la Grèce ou l’Espagne plaident également pour une action coordonnée.
Au Royaume-Uni, les parlementaires ont récemment écarté l’idée d’une interdiction pour les moins de 16 ans, préférant attendre les résultats d’une consultation avant toute décision législative
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