De nouveaux affrontements ont éclaté ce lundi 2 février dans la région d’Ayorou, au Niger, où des combattants de l’État islamique au Sahel (EIS) ont pris pour cible un camp de la garde nationale.
Selon des sources sécuritaires locales, au moins trois soldats ont été tués et trois véhicules équipés de mitrailleuses ont été emportés par les assaillants. Les jihadistes ont brièvement occupé la caserne avant de se replier vers le nord, en direction de la frontière. Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités nigériennes.
Cette offensive intervient alors que l’armée malienne mène, depuis la fin janvier, des frappes aériennes contre les positions de l’EIS dans le nord de Ménaka, à la frontière avec le Niger. Ces opérations avaient déjà provoqué des bilans contestés, les sources locales évoquent moins de victimes que les chiffres officiels avancés par l’État-major malien.
Les attaques d’Ayorou soulignent la vulnérabilité des zones frontalières du Sahel, où les groupes armés exploitent la porosité des frontières pour frapper et se replier rapidement. La population locale continue de subir les conséquences de ces violences, avec des risques accrus pour la sécurité des civils et des forces armées.
Les autorités nigériennes et leurs partenaires internationaux suivent de près la situation. Les combats récents rappellent que l’EIS reste capable de mener des actions coordonnées et de frapper des cibles militaires malgré les efforts régionaux de sécurisation.
Le gouvernement du Niger a appelé les populations à rester vigilantes et à signaler tout mouvement suspect aux forces de sécurité. Cette attaque pourrait également renforcer la coopération militaire avec les pays voisins pour contrer la menace jihadiste dans la région du Sahel.
