À Niamey, ce 24 février 2026, Mama Keita, la coordinatrice du système des Nations Unies au Niger, a officiellement pris congé du pays. Nommée à ce poste en septembre 2024, elle a été reçue ce mardi par le général Abdourahamane Tiani au palais de la présidence, lors d’une audience de fin de mission sobre conduite en présence du ministre des Affaires étrangères Bakary Yaou Sangaré et du porte-parole du gouvernement, le Dr Soumana Boubacar.
La journée avait débuté au ministère des Affaires étrangères, où Mama Keita a été élevée au grade d’officier dans l’Ordre du Mérite du Niger lors d’une cérémonie rassemblant des ambassadeurs accrédités à Niamey, des représentants d’organisations internationales et des proches collaborateurs. Une distinction remise par le ministre Bakary Yaou Sangaré lui-même.
« Cette distinction, je voudrais la dédier à notre illustre institution, l’Organisation des Nations Unies, ainsi qu’à tous mes collègues du SNU au Niger dont l’engagement exemplaire a rendu possibles nos efforts communs », a-t-elle déclaré à l’issue de la cérémonie selon Le Sahel.
Malgré la brièveté de son mandat, la coopération engagée entre son bureau et les autorités nigériennes a produit des résultats concrets. Mama Keita a notamment contribué à la structuration du compact énergétique du Niger pour la période 2026-2030, un instrument pensé pour soutenir l’industrialisation et la création d’emplois. Elle a également accompagné une réflexion sur la diaspora nigérienne comme levier de financement du développement.
À la présidence, elle a exprimé sa reconnaissance au chef de l’État pour le soutien reçu tout au long de son séjour, retenant du Niger l’image d’un peuple « généreux, fortement humain, avec beaucoup de simplicité ». Le général Tiani lui a souhaité bonne chance et l’a encouragée à maintenir le lien avec le pays.
Mama Keita rejoint désormais la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique, où elle occupera le poste de secrétaire exécutive adjointe. Un poste de rang élevé, basé à Addis-Abeba, en Éthiopie. Sa mission au Niger aura donc été, en quelque sorte, une étape africaine avant une responsabilité continentale plus élévée. Son successeur n’a pas encore été annoncé officiellement.
