Niger : Reporters sans frontières réagit à la suspension de neuf médias

La situation de la liberté de la presse se tend davantage au Niger. L’Observatoire national de la communication a ordonné la suspension immédiate de neuf médias français, une décision vivement contestée par Reporters sans frontières.

Parmi les médias concernés figurent France 24, Radio France Internationale, Agence France-Presse, TV5 Monde ainsi que Jeune Afrique.

Les autorités militaires nigériennes accusent ces organes de diffuser des contenus susceptibles de menacer l’ordre public et la stabilité du pays. Aucun détail supplémentaire n’a toutefois été communiqué sur les éléments ayant motivé cette décision.

Pour Reporters sans frontières, cette suspension constitue une mesure « abusive » et traduit un durcissement préoccupant de la répression contre les médias indépendants. L’organisation estime que cette décision prive les citoyens nigériens d’un accès à une information pluraliste et indépendante.

Selon Sadibou Marong, cette nouvelle restriction aggrave une situation déjà alarmante. Le Niger a récemment perdu 37 places dans le classement mondial de la liberté de la presse, en raison notamment d’arrestations de journalistes et de l’utilisation de certaines lois, comme celle sur la cybercriminalité, pour poursuivre des professionnels des médias.

RSF appelle ainsi à la levée immédiate de cette suspension et demande aux autorités de garantir le respect du droit à l’information. Selon plusieurs organisations locales, six journalistes restent actuellement détenus au Niger pour des accusations liées à la sûreté de l’État.

Cette nouvelle décision renforce les inquiétudes sur l’évolution des libertés publiques dans l’Alliance des États du Sahel, où les pressions sur les médias se multiplient.

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