L’ancien ministre nigérian de la Justice, Abubakar Malami, est présenté devant la Haute Cour d’Abuja pour plusieurs chefs d’accusation, dont « terrorisme », « financement du terrorisme » et « détention illégale d’armes ». Ces accusations s’ajoutent à celle de blanchiment d’argent, pour laquelle il attend déjà son jugement.
Le Département des Services de l’État (DSS), l’agence de renseignement intérieur nigériane, a présenté l’ancien Garde des sceaux et son fils Abdulaziz Malami à la justice le mardi 3 février 2026. Le couple et leur fils sont accusés depuis décembre dernier de blanchiment de 8,7 milliards de nairas (environ six millions de dollars). Ils avaient initialement plaidé non coupables et été placés en détention provisoire, avant d’être libérés sous caution début janvier.
Le DSS reproche à l’ancien ministre d’avoir, en 2022, « sciemment encouragé le financement du terrorisme » en refusant de poursuivre les financiers de groupes terroristes dont les dossiers lui avaient été transmis. L’agence accuse également le père et le fils d’avoir « préparé des actes terroristes » et de « détention illégale d’armes » après la découverte d’un pistolet Sturm Magnum et de munitions à leur domicile de Birnin Kebbi.
Abubakar Malami, qui a été ministre de la Justice de novembre 2015 à mai 2023 sous la présidence de Muhammadu Buhari, avait été arrêté à sa sortie du centre correctionnel de Kuje après sa libération sous caution. Lui et son fils ont une nouvelle fois plaidé non coupable. Leur procès est fixé au 20 février, la justice ayant refusé toute libération anticipée.
Depuis l’arrivée au pouvoir de Bola Ahmed Tinubu, plusieurs anciens responsables de l’administration Buhari font face à des accusations similaires de « crimes financiers », parmi lesquels l’ancien gouverneur de la banque centrale, Godwin Emefiele, et l’ex-ministre du Travail, Chris Ngige
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