Le président iranien Massoud Pezeshkian a ordonné l’ouverture de pourparlers avec les États-Unis sur la question nucléaire, a rapporté lundi 2 février l’agence de presse Fars.
Selon Fars, reprise par le quotidien gouvernemental Iran et le journal réformiste Shargh, les discussions concerneront le programme nucléaire iranien, sans que la date des rencontres ne soit précisée.
Les négociateurs pourraient se retrouver en Turquie ou dans une autre capitale régionale, avec la médiation de la Turquie, de l’Égypte, de l’Arabie saoudite et du Qatar, qui cherchent à désamorcer les tensions et à éviter un conflit militaire.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé qu’un accord était envisageable, à condition que les États-Unis adoptent une approche « juste et équitable », en ligne avec les déclarations de l’ancien président Trump pour garantir l’absence d’armes nucléaires en Iran.
Cependant, Téhéran maintient son programme d’enrichissement d’uranium à usage civil et refuse de discuter de son programme balistique. Washington exige, en revanche, l’arrêt complet du nucléaire iranien et une limitation de ses capacités de missiles.
Lundi 2 février, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a indiqué que Téhéran finalisait les détails du processus diplomatique, tout en démentant avoir accepté un quelconque ultimatum américain. « L’Iran n’accepte jamais d’ultimatum », a-t-il souligné.
De son côté, le président américain Donald Trump a exprimé sa volonté de trouver un accord, tout en laissant entendre que le dialogue pourrait échouer. « J’espère qu’on va trouver un accord. Si ce n’est pas le cas, nous verrons si le guide suprême avait raison ou non », a-t-il déclaré à la presse.
Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives pour la diplomatie nucléaire, alors que la communauté internationale suit de près l’évolution des contacts entre Téhéran et Washington.
