mercredi 21 janvier 2026

Ouganda : le fils du président Yoweri menace de tuer l’opposant Bobi Wine

Une vive inquiétude entoure la sécurité de l’opposant ougandais Bobi Wine, quelques jours après la proclamation de la victoire du président sortant Yoweri Museveni à l’élection présidentielle. La menace émane directement de Muhoozi Kainerugaba, fils du chef de l’État et chef d’état-major des forces de défense ougandaises.

Dans une série de messages publiés sur les réseaux sociaux, Muhoozi Kainerugaba a tenu des propos d’une extrême gravité à l’encontre de Bobi Wine et de son parti, la National Unity Platform (NUP). Il a qualifié les membres de cette formation de « terroristes » et affirmé en avoir « tué 22 », ajoutant souhaiter que Bobi Wine soit « le 23ᵉ ». Ces déclarations, largement relayées, ont suscité une vague d’indignation parmi les défenseurs des droits humains et l’opposition.

Face à ce climat de tension, Bobi Wine a annoncé qu’il ne saisirait pas la justice pour contester les résultats du scrutin. Il a justifié cette décision par son absence de confiance dans le système judiciaire ougandais, qu’il juge inféodé au pouvoir exécutif. L’opposant a toutefois appelé ses partisans à une mobilisation et à une résistance « pacifiques », malgré les arrestations et les pressions signalées contre plusieurs de ses soutiens.

Les autorités ougandaises n’ont pas réagi aux accusations de fraude électorale formulées par l’opposition. De son côté, la Commission ougandaise des droits de l’homme a estimé que les difficultés techniques et procédurales observées durant le vote n’avaient pas remis en cause l’équité globale du processus électoral.

Muhoozi Kainerugaba, régulièrement auteur de sorties virulentes sur les réseaux sociaux, occupe une position stratégique au sommet de l’appareil sécuritaire. Il apparaît depuis plusieurs années comme un possible successeur de son père, au pouvoir depuis 1986.

Craignant pour sa sécurité, Bobi Wine demeure actuellement caché. L’opposant a quitté son domicile après des informations faisant état d’une opération des forces de l’ordre à son encontre. La police affirme ne pas avoir envisagé de l’attaquer, tout en maintenant un dispositif bloquant l’accès à sa résidence, invoquant des « raisons de sécurité ».

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