« Qu’on le veuille ou non, il y a quand même deux candidats, je crois ». À l’occasion du lancement de la Ligue des enseignants ambassadeurs de Romuald Wadagni, le samedi 14 février 2026, l’ancien deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Léon Basile Ahossi, a clarifié sa position. Membre du parti d’opposition Les Démocrates, il assume publiquement son ralliement à l’actuel ministre de l’Économie et des Finances, malgré ses divergences historiques avec le président Patrice Talon.
A l’approche des échéances électorales où certains doutent de la réalité de la compétition, Ahossi affirme que la course est bel et bien engagée. Il évoque l’existence de « deux duos en lice » et assure que la compétition est ouverte. Une manière de contrer le discours selon lequel le scrutin serait joué d’avance.
L’élu n’a pas éludé le paradoxe de son soutien. « Je n’ai pas toujours été en harmonie avec le président Talon, tout le monde le sait. Les choses qui nous ont opposés sont passagères par rapport à la République », a-t-il justifié. Reconnaissant que son choix a « surpris plus d’un », il l’inscrit dans une logique de conviction personnelle.
Parrain de la cérémonie, Basile Ahossi a invité les enseignants à s’approprier la vision de Romuald Wadagni et à la diffuser sur tout le territoire. Pour lui, ce corps socioprofessionnel est incontournable. « Les enseignants, on ne peut pas les contourner. S’il n’y a pas eu d’enseignants, il n’y aurait pas Romuald Wadagni », a-t-il déclaré.
Présents dans toutes les communes et au contact direct des populations, les enseignants constituent, selon lui, un puissant réseau de mobilisation. « Vous êtes le corps de l’administration le plus répandu sur le territoire et votre adhésion à cette vision politique est une immense révolte pour le camp Wadagni », a-t-il martelé.
À travers cette sortie, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale inscrit son ralliement dans une logique de conviction et mise sur l’influence des enseignants pour peser sur l’issue de la présidentielle d’avril 2026.

