Au Bénin, dans le cadre de son projet de société, Romuald Wadagni propose une approche de la justice pénale qui dépasse la simple sanction pour devenir un instrument de réinsertion et d’accompagnement social. En remplaçant l’isolement passif par des fermes pénitentiaires, des ateliers artisanaux et un contrat d’engagement individualisé, le programme mise sur la formation professionnelle et le travail pour restaurer la dignité des détenus.
Cette approche pragmatique garantit que chaque citoyen sortant de détention dispose des compétences nécessaires pour contribuer de nouveau à la nation, réduisant ainsi durablement la déconnexion sociale et les risques de récidive.
Une réforme en profondeur du système carcéral
Le programme porté par le ticket Wadagni-Talata prévoit ainsi la transformation progressive des prisons en véritables centres de formation professionnelle. L’objectif affiché est double : offrir aux détenus une seconde chance tout en répondant aux besoins de main-d’œuvre qualifiée dans les secteurs agricole et artisanal.
Les fermes pénitentiaires, inspirées de modèles ayant fait leurs preuves dans d’autres pays, devraient permettre aux personnes incarcérées de se former aux métiers de l’agriculture, de l’élevage et de l’artisanat. À leur sortie, un contrat d’engagement individualisé leur garantirait un accompagnement vers l’emploi.
Un projet salué par les acteurs de la société civile
Cette stratégie, centrée sur la réinsertion comme axe principal de la politique pénale, a déjà reçu l’adhésion de nombreuses organisations engagées dans la réforme du système carcéral au Bénin. Reste à savoir si la vision qu’il porte pourra être mise en œuvre dans les délais annoncés, en fonction des moyens qui lui seront alloués.

