Depuis l’annonce par Washington de la capture de Nicolás Maduro et de son épouse lors d’une opération militaire américaine, Cilia Flores s’impose comme l’un des visages de la crise vénézuélienne. Première dame mais surtout figure influente du chavisme, elle se retrouve au centre de l’affrontement entre Caracas et les États-Unis.
À Caracas, elle est souvent surnommée la « primera combatiente ». Avocate de formation, Cilia Flores accompagne le chavisme depuis ses débuts. Proche d’Hugo Chávez dès les années 1990, elle fait partie des avocats qui défendent le futur président après le coup d’État manqué de 1992 et contribue à la structuration du mouvement bolivarien avant l’arrivée de Nicolás Maduro au pouvoir.
Entre 2006 et 2011, elle préside l’Assemblée nationale, à une période où l’exécutif consolidait son emprise sur les institutions tandis que l’opposition commençait à être marginalisée. Lorsque Hugo Chávez meurt en 2013 et que Maduro lui succède, Cilia Flores devient officiellement Première dame. Elle ne se limite pas à un rôle protocolaire et conserve une influence politique majeure, rejoignant en 2017 l’Assemblée nationale constituante créée par le pouvoir pour contourner le Parlement dominé par l’opposition.
Son action est régulièrement critiquée pour népotisme. 37 membres de sa famille ont occupé des fonctions publiques durant son mandat à la tête de l’Assemblée nationale. Sa réputation internationale pâtit également de l’arrestation et de la condamnation de deux de ses neveux aux États-Unis en 2015 pour trafic de drogue.
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