En République démocratique du Congo, plusieurs figures de l’opposition ont officiellement lancé ce mardi 19 mai 2026 une nouvelle coalition baptisée C64 afin de s’opposer à toute modification de la Constitution susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel pour Félix Tshisekedi.
Cette initiative trouve son origine dans la conférence de presse du 6 mai dernier au cours de laquelle le chef de l’État congolais avait évoqué la possibilité d’un référendum constitutionnel, laissant entrevoir une éventuelle révision du texte fondamental. Une déclaration qui a immédiatement provoqué une vive réaction au sein de l’opposition politique et de plusieurs mouvements citoyens.
La plateforme C64, nommée en référence à l’article 64 de la Constitution congolaise relatif au droit à la résistance citoyenne, a été présentée au centre Boboto, à Kinshasa. Elle rassemble une grande partie de l’opposition congolaise.
Parmi les principales forces engagées figurent notamment Lamuka dirigée par Martin Fayulu, l’Union des gauches de Jean-Marc Kabund, le mouvement Ensemble de Moïse Katumbi, Envol de Delly Sessanga ainsi que LGD de Matata Ponyo.
Les organisateurs affirment également avoir reçu le soutien de plus de cinquante mouvements citoyens décidés à mener des actions populaires contre tout changement de la Constitution, en particulier l’article 220 qui limite le nombre de mandats présidentiels.
Les proches de la coalition précisent toutefois que les partisans de l’ancien président Joseph Kabila n’ont pas été associés à cette initiative. Certains responsables de C64 évoquent notamment une ligne rouge liée aux accusations de soutien au mouvement rebelle M23.
Si aucun calendrier d’actions n’a encore été dévoilé, les leaders de la coalition assurent que la mobilisation est désormais engagée. Les prochaines semaines devraient permettre de préciser les manifestations et initiatives envisagées pour empêcher toute réforme constitutionnelle jugée contraire à l’esprit actuel de la Constitution congolaise.
