TikTok durcit sa politique de modération au Maroc. La plateforme a procédé à la suspension ou au bannissement de plus de 535 000 comptes d’utilisateurs dans le royaume, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du lundi 19 octobre 2026. Cette opération s’inscrit dans une démarche de lutte contre les contenus et les pratiques jugés contraires aux règles de la plateforme.
Selon le journal marocain, les comptes concernés appartiennent aussi bien à des créateurs de contenu connus qu’à des utilisateurs ordinaires. Les mesures prises reposeraient sur un dispositif combinant des outils automatisés de détection et une modération humaine renforcée.
Parmi les pratiques ciblées figurent la diffusion de fausses informations, les insultes, la diffamation et la mendicité en ligne. La plateforme cherche également à limiter les manipulations destinées à augmenter artificiellement le nombre de vues ou d’abonnés, ainsi que les sollicitations financières abusives lors des diffusions en direct.
La protection des mineurs constitue un autre volet de cette opération. D’après Assabah, des comptes gérés par des mineurs ou impliqués dans l’exposition d’enfants à des fins commerciales ont également été concernés par les mesures de modération.
Cette initiative arrive en pleine discussion sur la régulation des réseaux sociaux au Maroc. Des voix réclament un meilleur encadrement des contenus diffusés en ligne, notamment face à la multiplication de publications considérées comme vulgaires ou préjudiciables. La possibilité de renforcer les dispositions légales applicables aux plateformes numériques figure également parmi les pistes évoquées dans le débat public.
La réponse judiciaire se renforce également. Plusieurs créateurs de contenu ont fait l’objet de poursuites ou de condamnations pour des faits liés à la diffamation et à l’atteinte à la vie privée, selon le quotidien.
L’ampleur des suspensions rapportées illustre les enjeux auxquels sont confrontées les plateformes numériques : faire respecter leurs règles, protéger les utilisateurs et répondre aux attentes des autorités et de la société. Toutefois, le chiffre de plus de 535 000 comptes suspendus ou bannis, relayé par Assabah, n’est pas accompagné, dans les éléments disponibles, de précisions sur la période concernée ni sur la répartition des motifs de suspension.
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