Vladimir Poutine hausse le ton face aux pays européens. Le président russe a affirmé que son pays était prêt à une guerre contre l’Europe, tout en assurant que Moscou ne souhaitait pas une telle confrontation.
« Nous sommes prêts à la guerre contre l’Europe, mais nous ne la voulons pas », a déclaré le dirigeant russe. Il a ensuite adressé un avertissement aux Européens : « Quant à eux, s’ils la désirent, qu’ils s’y préparent ». Selon lui, aucun camp ne sortirait vainqueur d’une éventuelle escalade. « Si les choses dégénèrent, il n’y aura aucun vainqueur », a-t-il prévenu.
Lors de son intervention à Moscou, en marge du sommet Russie-Afrique, Poutine a également affirmé que les tentatives occidentales pour infliger une défaite stratégique à son pays avaient échoué. Il a estimé que l’Occident avait peu de chances d’atteindre ses objectifs contre la Russie d’ici à 2030.
Des tensions persistantes avec les pays de l’Otan
Les déclarations du président russe surviennent sur fond d’alertes de plusieurs pays européens sur des menaces d’opérations hybrides attribuées à Moscou. Des actes présumés de sabotage, de surveillance et des incursions dans l’espace aérien de pays membres de l’Otan alimentent les inquiétudes.
L’Allemagne aurait notamment relevé son niveau d’alerte face au risque de conflit avec la Russie au début du mois. D’autres incidents sont également évoqués. Ils concernent notamment des soupçons d’activités de renseignement menées à l’aide de navires de pêche russes près des câbles sous-marins britanniques, ainsi que des incursions de drones et d’avions militaires dans les espaces aériens letton et estonien.
Des avions de chasse français, engagés dans le cadre de l’Otan, auraient notamment décollé après l’entrée d’un drone dans l’espace aérien letton. Par ailleurs, des soupçons d’implication russe ont été évoqués dans des incendies criminels qui ont visé une maison et une voiture liées à l’ancien Premier ministre britannique, Keir Starmer. Ces accusations ne permettent toutefois pas d’établir une implication personnelle de Vladimir Poutine.
L’Ukraine toujours au cœur des tensions
Ces avertissements sont lancés tandis que la guerre continue en Ukraine. Une frappe russe contre une gare aurait fait 14 morts, selon les informations rapportées. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a qualifié l’attaque d’« horrible » et appelé les États-Unis ainsi que les pays européens à intervenir.
Dans le même temps, une attaque ukrainienne contre Moscou a coïncidé avec la tenue du sommet Russie-Afrique dans la capitale russe. La rencontre aurait réuni des délégations de 48 pays, dont 22 chefs d’État. Le Kremlin met en avant cette participation pour souligner le maintien de ses relations avec plusieurs partenaires internationaux malgré la guerre en Ukraine.
Poutine a enfin évoqué les tensions autour de la mer Baltique. Il a affirmé que la Russie ne souhaitait pas voir cette voie maritime connaître une situation comparable à celle du détroit d’Ormuz. Cette référence renvoie aux perturbations qui ont affecté cette route stratégique dans le contexte de la guerre entre l’Iran et Israël.
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