L’État sénégalais a procédé à des coupes dans les salaires du mois de février des enseignants, en grève pour l’application d’accords, a appris l’AFP dimanche 1er mars 2026 auprès des syndicats et du gouvernement, qui justifie ces ponctions par les textes de loi sur le travail.
Les enseignants membres du G7, une confédération formée des syndicats les plus représentatifs dans l’enseignement moyen et secondaire dans le pays ouest-africain, observent depuis quatre mois des arrêts de travail alternés. Ils réclament le respect d’accords signés avec le gouvernement de l’ex-président Macky Sall (2012-2024).
« Les ponctions de salaires vont de 35.000 francs CFA (53,40 euros) à 281.000 francs CFA (429 euros). Elles concernent même des enseignants non grévistes et en congés de maternité » qui devaient être épargnés par la mesure, a affirmé à l’AFP Ndongo Sarr, un responsable du G7. Les coupes dépassent parfois « plus du tiers du salaire », a-t-il ajouté.
Un enseignant non titulaire au Sénégal gagne entre 250.000 francs CFA (plus de 381 euros) et 300.000 francs CFA (458 euros). Le salaire peut aller jusqu’à 800.000 francs CFA (1.221 euros) pour les titulaires.
Le gouvernement invoque la légalité
Dimanche, le ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, a affirmé que ces coupes de salaires respectent les « dispositions liées au droit de grève », dans une interview sur la télévision privée Wal Fadjri.
« Nous continuons à tendre la main (aux syndicats). Tout ne peut pas se régler tout de suite, ça perturberait les équilibres de nos finances publiques », a-t-il ajouté, parlant des revendications des enseignants.
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