Le mariage devait être célébré à Saly Portudal, fin décembre 2025. Mais trois jours avant la cérémonie, la future épouse aurait annoncé à son fiancé qu’elle ne souhaitait plus se marier. Depuis, l’affaire a pris une tournure judiciaire devant le tribunal d’instance de Mbour au Sénégal.
L’homme éconduit, un ressortissant français accuse son ancienne fiancée et le père de celle-ci de l’avoir trompé sur leurs intentions. Il leur reproche notamment de lui avoir fait engager d’importantes dépenses avant l’annulation du mariage. Il s’agit toutefois d’accusations formulées dans le cadre d’une plainte, et non d’une condamnation.
À l’audience, le plaignant affirme avoir versé une dot de 4 millions de FCFA. Il dit également avoir financé la construction d’une maison et assumé plusieurs autres dépenses liées à sa relation et aux préparatifs du mariage.
La cérémonie était prévue à la fin du mois de décembre 2025. Mais le 25 décembre, soit trois jours avant la date annoncée, sa fiancée lui aurait fait savoir qu’elle ne souhaitait finalement plus l’épouser. Estimant avoir subi un préjudice financier, le ressortissant français réclame désormais 10 millions de FCFA de dommages et intérêts.
Le père conteste toute escroquerie
À la barre, le père de la jeune femme a reconnu avoir bénéficié de l’aide financière apportée par le plaignant. Il a cependant rejeté toute implication dans une éventuelle escroquerie.
Les accusations portées contre lui et son ancienne fiancée restent donc contestées. Le tribunal devra déterminer si les faits reprochés sont constitutifs d’une infraction et si le plaignant peut prétendre à une indemnisation.
Le tribunal d’instance de Mbour a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 12 novembre 2026.
D’ici là, aucune culpabilité ne peut être retenue contre les personnes visées par la plainte. Le dossier met notamment en lumière les conséquences juridiques et financières que peuvent entraîner les dépenses engagées lorsqu’un projet de mariage est finalement abandonné.

