Assane (Prénom d’emprunt) a quitté le Sénégal il y a sept mois pour la France. Alors que son pays venait de durcir sa législation anti-homosexualité, la pression et la stigmatisation de sa propre famille sont devenues insupportables. Aujourd’hui, il demande l’asile.
« Cela fait au plus six ou sept mois que j’ai quitté mon pays à cause de mon orientation sexuelle, ce que mon père avait découvert », témoigne le jeune homme.
Le Sénégal a récemment promulgué une législation qui double la peine maximale pour les relations homosexuelles, les rendant passibles de dix ans de prison.
Après plusieurs heures de débat, les législateurs ont approuvé le texte le 11 mars par 135 voix pour, zéro opposé et trois abstentions.
En vertu de cette loi, la peine maximale sera prononcée si l’acte a été commis avec un mineur. Les amendes peuvent atteindre 2 à 10 millions de francs CFA (environ 3 500 à 17 600 dollars), contre 100 000 à 1,5 million auparavant.
Selon les médias locaux, des dizaines d’hommes ont été arrêtés en vertu des lois anti-LGBTQ depuis février, date à laquelle la police a interpellé douze hommes, dont deux célébrités locales. Ce fut le début d’une vague de détentions qui se poursuit encore aujourd’hui.

