Au Sénégal, un commerçant de 27 ans, B. Dièye, a comparu devant le tribunal d’instance de Mbour pour des faits d’une particulière gravité impliquant une collégienne de 17 ans, rapporte L’Observateur. Le calvaire de l’adolescente a débuté après son intégration dans un groupe WhatsApp, par lequel le prévenu est parvenu à entrer en contact avec elle.
Le 14 octobre 2024, vers 7h30, à peine déposée par sa mère devant son collège de Nguékhokh, la jeune fille est récupérée par un véhicule de location affrété par le mis en cause. Conduite dans un hôtel à Saly Portudal, l’homme lui fait croire qu’il s’agit de « la maison de sa tante » pour dissiper ses craintes. Dans la chambre où elle est retenue jusqu’à 13 heures, la collégienne subit des agressions sexuelles à répétition, avant d’être reconduite à son établissement à l’heure de la sortie.
La découverte des faits
L’affaire éclate quelques jours plus tard lors d’une cérémonie religieuse. Une tante de la victime, intriguée par son état, l’interroge. L’adolescente finit par révéler les faits et le harcèlement qu’elle subit. Sa mère fouille alors son téléphone et découvre des contenus pornographiques ainsi que des échanges explicites qui lui « glacent le sang ». Un certificat médical attestera d’une défloration récente.
Face au juge, le prévenu a tenté de se présenter comme « victime d’un détournement », soutenant que la mineure serait à l’origine de la rencontre. Mais sa mère a dénoncé une tentative de corruption. L’homme aurait proposé un million de francs CFA ainsi que des bijoux en or à la famille pour étouffer l’affaire par un mariage forcé. Le procureur a requis trois ans de prison ferme, tandis que la partie civile réclame 10 millions de francs CFA de dommages et intérêts. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 7 mai prochain.
