Sénégal : un réseau présumé de proxénétisme démantelé dans une auberge

Au Sénégal, un réseau présumé de prostitution clandestine et de proxénétisme a été démantelé à Nord-Foire, à Dakar, à la suite d’une opération menée par le commissariat du Tourisme. L’intervention a ciblé l’auberge-bar « Le Pounon », où les enquêteurs soupçonnent la mise en place d’un système organisé autour de prestations sexuelles.

Selon les informations rapportées par Libération, sept personnes ont été interpellées. Il s’agit notamment du gérant de l’établissement, M. Ndiaye, âgé de 31 ans, de la réceptionniste E. S. Ngom et de cinq femmes présentées comme prostituées, dont quatre ressortissantes nigérianes et une Sénégalaise.

Les investigations auraient débuté après la réception d’un renseignement faisant état d’un « réseau intense de proxénétisme, de prostitution clandestine et de blanchiment de capitaux ».

Lors de leur intervention, les policiers auraient découvert que des femmes exerçaient une activité de prostitution au sein de l’établissement sans être inscrites au fichier sanitaire et social. L’enquête a également porté sur les conditions dans lesquelles les chambres étaient mises à leur disposition ainsi que sur les revenus générés par cette activité.

L’auberge aurait tiré profit des prestations

D’après les éléments rapportés par le quotidien sénégalais, les prostituées devaient verser 5 000 francs CFA pour accéder à une chambre utilisée pour les prestations. Pour des séjours plus longs, l’établissement proposait différentes catégories de chambres, avec des tarifs allant de 10 000 à 15 000 francs CFA par jour selon les équipements.

La réceptionniste, employée depuis 2018, aurait reconnu être chargée de mettre les chambres à disposition, de tenir les registres et de percevoir les sommes liées à cette activité.

Le gérant, pour sa part, aurait déclaré s’occuper principalement des commandes du bar et du dépôt des recettes à la banque. Il aurait cependant contesté certains éléments concernant son implication dans l’organisation des prestations. Le propriétaire de l’auberge, identifié comme M. Fall, résiderait actuellement en Belgique.

Des poursuites engagées

Les personnes interpellées sont poursuivies, selon Libération, pour proxénétisme, mise en danger de la vie d’autrui et non-inscription au fichier sanitaire et social.

Dans le cadre de la procédure, une réquisition aurait également été adressée à la CBAO afin de demander la fermeture du compte bancaire de l’auberge.

L’enquête devra désormais déterminer précisément les responsabilités de chacune des personnes interpellées et établir l’étendue du système présumé mis en place au sein de l’établissement.

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