Le Parlement de Sierra Leone a approuvé lundi une réforme constitutionnelle qui modifie plusieurs dispositions relatives aux élections dans le pays. Le texte introduit notamment de nouvelles règles pour l’élection présidentielle, la représentation parlementaire et la participation des femmes à la vie politique.
Selon les nouvelles dispositions, l’élection présidentielle se déroulera désormais à la majorité simple des suffrages exprimés à l’échelle nationale, contre un seuil de 55 % auparavant.
Toutefois, pour être élu dès le premier tour, un candidat devra également obtenir au moins 20 % des voix dans deux tiers des circonscriptions du pays. Cette condition vise à garantir une répartition suffisamment large du soutien électoral sur le territoire national.
La réforme prévoit également l’instauration de la représentation proportionnelle pour les élections législatives. Ce changement doit modifier le mode de répartition des sièges au Parlement et donner davantage de poids aux résultats obtenus par les différentes formations politiques.
Le texte prévoit par ailleurs un quota de 30 % de femmes dans les postes de direction politique, une mesure destinée à renforcer la représentation féminine au sein des institutions.
Une réforme contestée par l’opposition
Ces changements ont suscité des critiques de la part de l’opposition, qui conteste plusieurs dispositions du nouveau dispositif électoral.
La réforme bénéficie en revanche du soutien du Sierra Leone People’s Party (SLPP), la formation politique au pouvoir. Le président Julius Maada Bio avait lui-même appelé les parlementaires à voter en faveur de ces modifications.
Élu en 2018 puis reconduit en 2023, Julius Maada Bio effectue actuellement son dernier mandat et ne pourra donc pas se présenter à l’élection présidentielle prévue en 2028.
La réforme adoptée par le Parlement devrait ainsi profondément modifier les règles du jeu électoral avant la prochaine présidentielle.
