Le gouvernement tchadien a annoncé la fermeture de sa frontière avec le Soudan ce lundi 23 février, au lendemain de combats meurtriers dans la ville frontalière de Tina. Cette décision fait suite aux « incursions répétées » et aux violations commises par les forces en conflit au Soudan, indique un communiqué officiel.
Selon une source militaire, l’attaque menée samedi par les paramilitaires soudanais contre des membres de l’armée tchadienne au poste frontière de Tina a coûté la vie à au moins six soldats tchadiens. Les victimes appartenaient à la Force mixte chargée de sécuriser cette zone à l’est du Tchad et étaient positionnées du côté tchadien du point de passage. Quatre civils tchadiens ont également été tués dans cette attaque.
Il ne s’agit pas du premier incident à la frontière entre les deux pays. En janvier dernier, sept soldats tchadiens avaient été tués dans une précédente altercation avec les paramilitaires soudanais. Deux autres ont perdu la vie fin décembre 2025 dans une frappe de drone sur le territoire tchadien.
Le ministre de la Communication, Mahamat Gassim Chérif, a justifié la fermeture de la frontière par la volonté de prévenir « tout risque d’expansion du conflit au Tchad ». Une réunion de crise présidée par le Premier ministre était prévue dans l’après-midi du 23 février.
Le communiqué officiel précise que le Tchad « se réserve le droit de riposter contre toute agression ou violation de l’intangibilité de son territoire et de ses frontières ». Une position ferme face aux incursions répétées des forces en conflit au Soudan.
Parmi les sources militaires tchadiennes jointes, plusieurs minimisent l’incident en attribuant la responsabilité de l’attaque à des « éléments incontrôlés » des Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises, qui auraient agi de leur propre chef et non sur ordre de leur commandement.
