La Haute Autorité de régulation de la communication (HARC) a indiqué, mercredi 19 août, n’avoir reçu aucune demande d’accréditation pour les deux journalistes français arrêtés mardi au Togo. L’instance appelle les médias à la retenue en attendant les conclusions de la justice.
En effet, au lendemain de l’arrestation de deux journalistes français sur le sol togolais, la HARC a tenu à clarifier leur statut. Dans un communiqué publié mercredi, le régulateur assure n’avoir été saisi d’aucune demande d’accréditation concernant MM. Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani, ni par France Télévisions, ni par les intéressés eux-mêmes.
Les deux hommes, dont la présence au Togo aurait été signalée dans le nord du pays, étaient en reportage pour le compte de la chaîne publique française. Une activité de tournage qui, selon la HARC, aurait dû être préalablement autorisée en vertu de l’article 20 du Code de la presse et de la communication.
« La HARC n’a été informée de l’arrivée sur le territoire togolais des deux personnes dont elle ignore le statut professionnel », peut-on lire dans le document.
Le président de l’institution, Pitalounani Telou, en a profité pour rappeler les règles en vigueur, tout en invitant les médias et créateurs de contenus à « faire preuve de retenue, de responsabilité et de rigueur » dans leur couverture de l’affaire. La justice togolaise, saisie, est désormais chargée de déterminer les circonstances exactes de la présence des deux Français sur le territoire.
