D’après un journaliste de l’AFP sur place, de puissantes déflagrations se font entendre vers 02h00, heure locale (06h00 TU), avec des bruits rappelant des passages d’avions. Quinze minutes plus tard, d’autres explosions retentissent dans plusieurs quartiers de Caracas. Les secousses font trembler les fenêtres sur plusieurs kilomètres et plongent une partie de la population dans l’incompréhension et la panique.
Sur les réseaux sociaux, de nombreuses images montrent d’importantes colonnes de fumée et des incendies, principalement dans le sud et l’est de Caracas, sans localisation précise confirmée à ce stade. Des habitants ont également signalé des explosions à proximité de l’aéroport et du port de la capitale, tandis que d’autres témoignages font état de déflagrations entendues jusqu’à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est. Des coupures d’électricité ont été observées dans plusieurs secteurs urbains.
Dans un communiqué officiel publié dans la matinée, le gouvernement vénézuélien a accusé les États-Unis d’avoir mené une « très grave agression militaire » contre à la fois des zones civiles et des installations militaires à Caracas ainsi que dans les États voisins de Miranda, Aragua et La Guaira. En réaction, le président Nicolás Maduro a décrété l’état d’exception et appelé l’ensemble des forces sociales et politiques à activer les plans de mobilisation nationale.
Ces événements ont lieu alors que les relations entre Caracas et Washington connaissent de fortes tensions. Dans les jours précédents, le président américain Donald Trump avait évoqué la possibilité d’actions militaires contre le Venezuela et affirmé que les jours de Nicolás Maduro étaient « comptés ». Il avait également revendiqué la destruction récente d’une zone portuaire accusée de servir au narcotrafic, une opération présentée comme une première frappe terrestre sur le sol vénézuélien.
Accusé par Washington de diriger un vaste réseau de trafic de drogue, Nicolás Maduro rejette ces allégations et accuse les États-Unis de chercher à renverser son pouvoir afin de contrôler les immenses réserves pétrolières du pays. À l’heure actuelle, aucune confirmation indépendante ne permet encore d’établir l’origine exacte des explosions ni l’ampleur des dégâts.
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