Trois jours après l’arrestation de Nicolas Maduro et son premier passage devant un juge à New York, le président américain Donald Trump a exclu la tenue d’élections au Venezuela dans le mois à venir. Selon lui, les États-Unis doivent d’abord « remettre le pays sur pied » avant d’envisager un scrutin.
Cette déclaration intervient alors que le président de la Chambre des représentants, le républicain Mike Johnson, s’est montré favorable à la convocation rapide d’élections. « Je m’attends à ce qu’un scrutin soit organisé prochainement. Certains détails restent à finaliser, mais cela devrait se produire dans un délai court », a-t-il précisé lundi 5 janvier 2026, à l’issue d’une réunion à huis clos avec des parlementaires et des membres de l’administration américaine, dont le secrétaire d’État Marco Rubio et le chef d’état-major de l’armée, le général Dan Caine.
Mike Johnson a ajouté que les États-Unis n’envisagent pas d’envoyer de troupes sur le terrain. « Nous n’attendons pas d’implication directe, au-delà de l’exercice d’une pression sur le nouveau gouvernement intérimaire », a-t-il affirmé. Il a également défendu la légalité de l’opération ayant conduit à la capture de Maduro, menée sans notification préalable du Congrès et critiquée par l’opposition démocrate.
De son côté, le leader des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, a dénoncé ce plan comme « vague et basé sur des vœux pieux ». « Quand les États-Unis interviennent pour changer un régime et prétendent reconstruire un pays, cela leur cause souvent du tort. Je crains que ce soit encore le cas ici », a-t-il conclu.
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