Le leader européen de l’emballage en verre serre la vis. Confronté à une baisse structurelle de la demande, notamment liée à la réduction de la consommation d’alcool en Europe, Verallia a annoncé mardi 17 février un plan de restructuration avec 360 postes menacés en Allemagne et en France.
L’ex-filiale de Saint-Gobain prévoit de fermer son site d’Essen, en Allemagne, une décision qui « impliquerait la suppression d’environ 300 postes », précise l’entreprise dans un communiqué. Une mesure radicale qui témoigne de l’ampleur des difficultés rencontrées sur le marché européen.
En France, l’industriel veut arrêter l’activité d’un four en fin de vie à Châteaubernard (Charente). « Environ 60 postes » seraient supprimés, « exclusivement » sur la base du « volontariat ». Un « plan de départ volontaire autonome » sera mis en place, assorti « d’un dispositif de pré-retraite et de mesures d’accompagnement dédiées ».
Verallia impute cette baisse de volume à la réduction de la consommation d’alcool en Europe (–4 % depuis 2019), couplée à des tensions accrues sur certains flux d’exportation de ses clients, notamment « vers les États-Unis et l’Asie ». Après plusieurs années de croissance (environ +2 % par an jusqu’en 2020), le secteur a connu un « fort repli en 2023 », de l’ordre de –13 % en volumes.
L’entreprise, qui emploie près de 11 000 personnes dans 35 usines à travers 12 pays, prévoit également « une adaptation de l’outil industriel » au Royaume-Uni. Un four « en fin de vie » sera arrêté à Knottingley, tandis qu’un four « plus performant » redémarrera à Leeds. « Des options de redéploiement des effectifs entre les deux sites, géographiquement proches, sont examinées », indique Verallia.
En octobre, l’entreprise avait déjà révisé à la baisse ses objectifs de rentabilité pour 2025. Elle publiera ses résultats annuels le 24 février, dans un contexte de marché toujours défavorable.

