« Vous n’êtes pas moins brillants que quiconque » : le ministre Romuald Wadagni galvanise les étudiants de l’UAC

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Bénin Romuald Wadagni étudiants UAC

Ce lundi 23 mars, l’Université d’Abomey-Calavi a vibré au rythme d’une rencontre pas comme les autres. Romuald Wadagni, candidat à la présidentielle du 12 avril, n’est pas venu prononcer un discours convenu. Il est venu s’asseoir, écouter, échanger. Face à lui, des centaines d’étudiants, ces jeunes qui portent sur leurs épaules l’avenir du Bénin. Et qui, parfois, doutent.

Deux jours plus tôt, il avait présenté son projet de société. Mais ce jour-là, à l’UAC, il a choisi la proximité. Le dialogue. Ce face-à-face où les masques tombent et où les paroles prennent du poids. Face aux étudiants, le candidat n’a pas cherché à esquiver. Dès les premières minutes, il a reconnu ce que les étudiants vivent au quotidien à savoir, les amphis bondés, les transports incertains, les résidences qui vieillissent, la restauration universitaire parfois insuffisante. « C’est là où, en matière d’investissement, nous avons fait le moins possible », a-t-il admis, sans fioritures.

Dans la salle, certains ont hoché la tête. D’autres ont retenu leur souffle. Entendre un candidat, ministre des finances sortant, dire cela, c’était une forme de reconnaissance. Comme si, enfin, quelqu’un nommait les choses. Mais Romuald Wadagni n’est pas venu seulement constater. Il est venu promettre avec des engagements concrets.

300 millions de dollars pour l’éducation, des bus flambant neufs pour la rentrée

Le candidat a apporté des réponses précises. 300 millions de dollars, obtenus auprès de la Banque mondiale, sont déjà engagés. Les premiers contrats sont signés. Et d’ici fin juin, une première vague de bus universitaires circulera sur les routes de Cotonou. « Pour la prochaine rentrée, on aura des bus flambant neufs », a-t-il assuré.

Les résidences universitaires ? Elles seront rénovées. Les restaurants ? Confiés à la Simau, ils connaîtront des transformations dès la rentrée prochaine. Le candidat a parlé comme un gestionnaire, mais aussi comme quelqu’un qui sait que ces détails, pour un étudiant, sont tout sauf des détails.

Au-delà des infrastructures, Romuald Wadagni a voulu toucher autre chose. La fierté. La confiance en soi. Face à ces jeunes parfois tentés de douter de leur place dans un monde compétitif, il a lancé : « Vous n’êtes pas moins brillants que quiconque ».

Une phrase simple, mais qui résonne longtemps. Il croit, dit-il, que les jeunes Béninois excellent dès lors qu’on leur donne les moyens. Et pour que ces moyens existent, il veut repenser en profondeur les filières de formation. Faire de l’enseignement supérieur un levier d’innovation, pas seulement une machine à produire des diplômés sans débouchés.

Il a évoqué des filières gratuites pour les étudiants qui s’engageront dans les secteurs prioritaires du pays. Il a parlé de réorienter 70 % des jeunes vers l’enseignement technique et professionnel. Et il s’est adressé aux enseignants, leur demandant d’oser l’innovation, l’expérimentation. « Si ça ne marche pas, on va arrêter, on va changer », a-t-il assuré.

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