Un énorme scandale secoue le Ghana après la diffusion sur la toile de vidéos publiées par le créateur de contenu russe Vyacheslav Trahov. Sur son compte Telegram payant, l’influenceur a mis en ligne des séquences montrant ses relations intimes avec de jeunes femmes récemment rencontrées. Bien que consentantes, ces dernières ignoraient apparemment qu’elles étaient filmées, ce qui leur confère aux yeux des internautes un statut de victimes.
Au-delà du contenu des vidéos, c’est la facilité avec laquelle Vyacheslav Trahov a réussi à attirer ces jeunes femmes dans son hôtel qui choque. Certaines séquences montrent qu’une simple salutation suffisait à l’influenceur pour les convaincre de le rejoindre. De nombreux internautes dénoncent le risque que ces jeunes femmes aient pu se retrouver face à un véritable prédateur.
Certains commentateurs évoquent également un « privilège blanc ». Certains observateurs estiment que son statut d’étranger européen lui a permis de s’imposer plus aisément dans une société frappée par les inégalités.
Vyacheslav Trahov n’en est pas à sa première polémique en Afrique. En janvier dernier, le créateur avait déjà fait les gros titres après la diffusion de vidéos similaires enregistrées avec de jeunes femmes au Kenya. L’épisode ghanéen semble toutefois avoir franchi un seuil supplémentaire, tant par l’ampleur des réactions que par la condamnation quasi unanime sur les réseaux sociaux.
Face à la pression, Vyacheslav Trahov aurait supprimé les vidéos impliquant les jeunes femmes ghanéennes, dans une tentative apparente de calmer l’indignation. Cette démarche n’a toutefois pas suffi à éteindre la polémique.
Paradoxalement, cette affaire a renforcé sa notoriété. Son nom figure désormais parmi les tendances sur les réseaux sociaux, notamment sur X (ancien Twitter), où les débats se multiplient entre indignation morale, dénonciation des pratiques de l’influenceur et questions plus larges sur la protection de la vie privée et la responsabilité des créateurs de contenu.
