Les premières injections de Lenacapavir, un traitement préventif innovant contre le VIH, ont récemment commencé sur le continent africain. En Afrique du Sud, les autorités prévoient non seulement de déployer ce traitement dans le système public de santé, mais aussi d’en lancer une production locale.
Le Lenacapavir constitue une avancée majeure dans la prévention du VIH. Administré par deux injections par an, il pourrait remplacer les traitements préventifs oraux quotidiens, appelés PrEP, souvent jugés plus contraignants pour les patients.
Le traitement a déjà été introduit sur le continent, notamment au Kenya, où les premières injections ont été administrées fin janvier.
Une production locale envisagée
La volonté sud-africaine de produire ce médicament sur son territoire a été saluée par le président kényan William Ruto. Selon lui, une fabrication en Afrique pourrait permettre au continent de renforcer son autonomie dans le domaine de la santé.
Avant de lancer la production, Afrique du Sud devra toutefois obtenir une licence du laboratoire pharmaceutique Gilead Sciences, qui détient les droits du Lenacapavir. Les discussions entre le gouvernement sud-africain et l’entreprise américaine sont actuellement en cours.
Une fois cette licence obtenue, les autorités devront sélectionner un laboratoire national capable de produire le médicament. Un appel à candidatures a été lancé afin d’évaluer les capacités techniques des entreprises locales.
Le projet pourrait être mené en collaboration avec plusieurs organisations internationales, notamment l’Organisation mondiale de la santé et l’Agence africaine des médicaments. Selon sa directrice, Delese Mimi Darko, l’objectif principal de cette fabrication locale est de faciliter l’accès au traitement pour les patients africains.
Produire le Lenacapavir en Afrique permettrait en effet de réduire les coûts et d’assurer un approvisionnement plus stable, dans un contexte où le continent reste l’une des régions les plus touchées par le VIH
Suivez-nous sur Nasuba Infos via notre canal WhatsApp. Cliquez ici.
