Devant l’impuissance des traitements conventionnels face au cancer de Rosie, Paul Conyngham, expert en intelligence artificielle, a mis ses compétences au service de sa chienne pour développer un protocole personnalisé.
En 2024, après que chimiothérapie et chirurgie ont échoué, Conyngham s’est tourné vers ChatGPT, l’agent conversationnel d’OpenAI, qui l’a orienté vers l’immunothérapie et le Ramaciotti Center for Genomics de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW).
La première étape a consisté à séquencer l’ADN de Rosie, étape clé pour identifier les mutations tumorales. Conyngham a ensuite utilisé AlphaFold, l’outil d’IA de DeepMind, afin de détecter des protéines mutées pouvant devenir des cibles thérapeutiques. Après avoir essuyé un refus d’un laboratoire commercial, il est revenu à ChatGPT pour finaliser une liste de néo-antigènes et concevoir un prototype de vaccin à ARN messager.
Le scientifique Pall Thordarson, directeur de l’Institut ARN de l’UNSW, a pris le relais pour produire un vaccin sur mesure en moins de deux mois, destiné à stimuler le système immunitaire de Rosie contre ses cellules tumorales.
Des résultats encourageants
Depuis la première injection en décembre 2025 et la dose de rappel en février 2026, les tumeurs de Rosie ont considérablement diminué. Si la guérison complète n’est pas encore acquise, son état de santé s’est nettement amélioré, ce qui offre à la chienne plus de temps et de qualité de vie.
Sur les réseaux sociaux, Pall Thordarson a salué cette expérience comme un exemple de l’impact potentiel de l’intelligence artificielle sur le développement de médecines personnalisées. Cette réussite pourrait ouvrir la voie à de nouvelles thérapies sur mesure pour les animaux et, à terme, pour l’homme.

