Bénin : l’ANAN alerte sur les risques liés à la consommation répétée du Zomi

L’Agence nationale d’alimentation et de nutrition (ANAN) appelle à davantage de prudence dans les habitudes alimentaires des ménages béninois. L’institution met notamment en garde contre la consommation régulière de l’huile rouge transformée, communément appelée Zomi.

Par la voix de son Directeur de la Nutrition, le Professeur Charles Sossa, l’ANAN établit une distinction entre l’huile de palme rouge naturelle et sa version artisanale transformée. Selon l’expert, l’huile de palme rouge brute peut conserver des qualités nutritionnelles importantes, notamment grâce à sa teneur en précurseurs de la vitamine A.

Ces composés jouent un rôle important dans l’alimentation et contribuent notamment aux besoins de l’organisme en vitamine A. Le problème se poserait davantage avec les procédés utilisés lors de la transformation artisanale du Zomi.

Selon les explications du Professeur Charles Sossa, les longues périodes de chauffe auxquelles l’huile peut être soumise au cours de la transformation artisanale peuvent altérer certaines de ses propriétés nutritionnelles.

Une exposition importante à la chaleur peut notamment entraîner une dégradation de certains composés sensibles. L’huile transformée ne présente donc pas nécessairement le même profil nutritionnel que l’huile rouge obtenue à partir de la matière première sans traitement thermique prolongé.

Cette distinction est importante dans un contexte où le Zomi occupe une place importante dans les habitudes culinaires de nombreux ménages béninois. L’alerte de l’ANAN ne porte donc pas sur l’huile de palme rouge en général, mais sur les conditions de transformation et la consommation répétée de la version artisanale fortement chauffée.

Diversifier les matières grasses

Pour préserver une alimentation équilibrée et contribuer à la protection de la santé cardiovasculaire, le spécialiste recommande aux ménages de ne pas dépendre d’une seule source de matière grasse.

Les huiles végétales issues de l’arachide, du maïs ou du soja peuvent ainsi entrer dans les habitudes alimentaires. L’huile rouge naturelle, lorsqu’elle n’a pas subi de chauffe prolongée, constitue également une possibilité.

L’objectif est surtout de diversifier les sources de matières grasses et de limiter la consommation répétée du Zomi transformé.

Le Professeur Charles Sossa recommande ainsi de réserver cette huile à une consommation occasionnelle. Cette approche permettrait aux ménages de conserver certaines habitudes culinaires tout en accordant davantage de place à la diversité alimentaire.

L’ANAN invite donc les consommateurs à mieux s’informer sur les produits utilisés au quotidien. Au-delà du choix de l’huile, les conditions de production, de transformation et de conservation constituent aussi des éléments à prendre en compte pour une alimentation favorable à la santé.

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