Plus de 4 millions de personnes vivent avec le diabète en France. Un chiffre en constante progression qui place la prévention au cœur des priorités sanitaires, notamment à l’occasion de la Semaine nationale dédiée au diabète de type 2.
Premier enseignement, l’hérédité compte, mais ne condamne pas. Selon Inserm, le risque de développer un diabète de type 2 atteint environ 38 % lorsqu’un parent est touché. Il dépasse même les 50 % en cas d’antécédents familiaux multiples. Une réalité qui souligne l’importance du dépistage précoce.
Pourtant, les spécialistes mettent en garde. Quelle que soit l’avancée médicale ou technologique, le mode de vie reste et restera le facteur déterminant. Activité physique régulière, alimentation équilibrée, contrôle du poids… Ces leviers peuvent réduire jusqu’à 50 % le risque de développer la maladie. À l’inverse, le tabac augmente ce risque de manière significative.
À la différence du diabète de type 2, le diabète de type 1, maladie auto-immune, demeure beaucoup moins lié à l’hérédité. Il représente moins de 6 % des cas et peut survenir sans antécédent familial.
Autre indicateur clé souvent négligé : le tour de taille. Plus fiable que le poids, il reflète la graisse abdominale, directement impliquée dans l’insulinorésistance. Au-delà de 94 cm chez l’homme et 80 cm chez la femme, le risque augmente sensiblement.
Pour évaluer son exposition, les autorités sanitaires recommandent des outils comme le test FINDRISC, capable d’identifier les profils à risque en quelques minutes.
Car le diabète de type 2 progresse silencieusement. Sans symptômes visibles, il peut évoluer pendant des années avant d’être diagnostiqué. Seul un permet dépistage d’agir à temps, dans un contexte où plus de 500 000 nouveaux cas sont attendus d’ici 2027.
