En Inde, une ambulance transportant un patient en état critique a été immobilisée par la police afin de laisser passer le convoi officiel du ministre en chef de l’Assam, Himanta Biswa Sarma. Le patient est décédé le lendemain à l’hôpital.
Le drame s’est produit le 30 septembre 2026 à l’intersection ISBT de Ramnagar, dans la ville de Silchar. L’ambulance transportait Rasaraj Chakraborty, un homme de 42 ans originaire du district de Sribhumi et atteint d’une grave maladie du foie. Son état s’étant brutalement aggravé, il devait être transféré en urgence vers le Silchar Medical College and Hospital, où il devait recevoir des soins spécialisés.
Selon les informations rapportées par India Today, la circulation a été interrompue par les forces de l’ordre pour permettre le passage du convoi du ministre en chef. L’ambulance transportant le patient s’est ainsi retrouvée immobilisée au milieu de la circulation.
Une vidéo montrant le véhicule d’urgence bloqué pendant le passage du cortège officiel a ensuite circulé sur les réseaux sociaux, ce qui a provoqué de nombreuses réactions.
Face à la polémique, les autorités de l’Assam ont pris des mesures disciplinaires. D’après The Times of India, quatre policiers présents au moment des faits ont été suspendus pour avoir arrêté l’ambulance. Himanta Biswa Sarma a également présenté ses excuses à la famille du patient et qualifié l’incident d’« inacceptable ».
Le ministre en chef a affirmé que les urgences médicales devaient toujours être prioritaires sur les déplacements officiels. Il a notamment déclaré qu’aucune ambulance ou véhicule d’urgence ne devait être empêché de circuler en raison d’un dispositif de sécurité lié au déplacement d’un responsable politique.
Il a également demandé que les consignes relatives aux convois officiels soient désormais appliquées strictement. Rasaraj Chakraborty est finalement décédé le 1er octobre au matin, après son admission à l’hôpital.
Himanta Biswa Sarma a toutefois contesté l’existence d’un lien direct entre l’immobilisation de l’ambulance et le décès du patient. Selon le ministre, l’homme souffrait d’une pathologie hépatique grave et son décès ne serait pas lié au bref arrêt imposé à l’ambulance.
Cette affirmation constitue la position du ministre, tandis que les circonstances exactes du décès et l’éventuel impact du retard dans la prise en charge restent au cœur des interrogations suscitées par l’affaire.
Au-delà de la polémique, la famille de Rasaraj Chakraborty se retrouve confrontée à de lourdes difficultés. Son épouse a lancé un appel au ministre en chef, lui expliquant que son mari était le principal soutien financier du foyer.
L’homme laisse derrière lui deux enfants. La veuve demande désormais aux autorités de soutenir sa famille après la disparition de celui qui constituait, selon elle, leur seul gagne-pain.
