L’intensification des opérations militaires entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah continue de faire des victimes au Liban. Selon le ministère libanais de la Santé, au moins 26 membres du personnel médical ont été tués depuis le début du conflit le 2 mars, à la suite de frappes menées par l’armée israélienne.
Ces dernières heures, plusieurs infrastructures médicales et équipes de secours ont été touchées, notamment dans le sud du pays. Vendredi 13 mars en fin de journée, une frappe aérienne a visé un centre de soins dans la localité de Burj Qalawiya, située à environ 100 kilomètres au sud de Beyrouth. Douze médecins, infirmiers et ambulanciers y ont perdu la vie, selon les autorités sanitaires.
Plus tôt dans la journée, deux ambulanciers avaient également été tués lors d’un raid aérien dans la localité de Sawaneh. Le ministère libanais de la Santé accuse Israël de cibler à plusieurs reprises des équipes de secours en intervention.
De son côté, l’armée israélienne affirme que le Hezbollah utiliserait des ambulances et certaines infrastructures médicales à des fins militaires, une accusation rejetée par les autorités libanaises.
Plus de 1 100 frappes depuis le début du conflit
Les autorités israéliennes ont indiqué avoir mené plus de 1 100 frappes aériennes sur le territoire libanais depuis le 2 mars. Parmi ces opérations, environ 190 auraient visé la force d’élite Al-Radwan du Hezbollah, unité considérée comme stratégique dans le dispositif militaire du mouvement.
Dans la nuit de vendredi à samedi, l’aviation israélienne a également bombardé la banlieue est de Beyrouth, une zone jusqu’ici relativement épargnée par les bombardements. Il s’agit de la deuxième frappe sur ce secteur en moins de 24 heures.
Par ailleurs, un pont important enjambant le fleuve Litani a été détruit vendredi par l’aviation israélienne, une opération présentée comme une tentative d’isoler la zone frontalière du reste du pays.
Dans ce contexte de tensions croissantes, le numéro deux du Hezbollah, Naïm Qassem, a affirmé que l’armée israélienne ne parviendrait pas à maintenir un contrôle durable sur le sud du Liban. Il a également évoqué la perspective d’une confrontation prolongée tout en assurant que le mouvement irait « jusqu’au bout » dans ce conflit.
Alors que les bombardements se poursuivent et que les indices d’une possible offensive terrestre se multiplient, la situation humanitaire continue de se détériorer dans plusieurs régions du sud du Liban.
