La Namibie fait face à une aggravation de l’épidémie de fièvre aphteuse après la confirmation d’un deuxième foyer dans la région du Zambèze, au nord-est du pays. Les autorités ont lancé une campagne de vaccination d’urgence et renforcé les restrictions sanitaires pour limiter la propagation du virus.
Le nouveau foyer a été détecté sur l’île de Kalala, dans la circonscription de Kabe. Selon le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Eau et de la Réforme agraire, des vétérinaires ont observé, le 5 octobre, des signes cliniques de la maladie chez vingt bovins. Les douze échantillons prélevés sur ces animaux ont tous été déclarés positifs deux jours plus tard.
Face à cette situation, les autorités ont engagé une campagne de vaccination d’urgence et renforcé la surveillance vétérinaire afin de déterminer l’étendue de la contamination.
Dans la région du Zambèze, les déplacements des animaux à sabots fendus, notamment les bovins, les ovins et les caprins, sont suspendus, tout comme ceux de leurs produits bruts. Les ventes aux enchères de bétail, les marchés et les rassemblements d’animaux sont également interdits. Les activités d’abattage dans les abattoirs locaux et sur les marchés informels font l’objet d’une suspension temporaire.
Ce nouveau foyer fait suite à une première détection, fin septembre, dans une exploitation commerciale du district vétérinaire de Karasburg, dans le sud du pays. À la suite de cette découverte, les autorités namibiennes avaient notifié l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et imposé des restrictions sur les mouvements et les exportations d’animaux sensibles à la maladie.
L’épidémie a également des répercussions sur le commerce international. L’Union européenne a temporairement suspendu les importations de viande fraîche de bœuf, de mouton et de chèvre en provenance de Namibie, ainsi que de certains produits carnés transformés. Par ailleurs, l’OMSA a retiré à la zone concernée son statut de territoire indemne de fièvre aphteuse.
Très contagieuse, cette maladie virale touche les animaux à sabots fendus et constitue une menace pour les élevages ainsi que pour les échanges de produits d’origine animale. Les autorités namibiennes misent désormais sur la vaccination, la surveillance vétérinaire et les restrictions de circulation pour tenter de contenir la propagation du virus et limiter les conséquences sur la filière de l’élevage.
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