L’épidémie de fièvre de Lassa continue de progresser au Nigeria. Depuis le début de l’année, la maladie a causé 252 décès sur un total de 1 035 cas confirmés, selon les données du Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies.
Au cours de la 33ᵉ semaine épidémiologique, qui couvre la période du 10 au 16 août, les autorités sanitaires ont confirmé 14 nouvelles infections. Les cas ont été recensés dans les États d’Ondo, d’Edo, de Bauchi et de Benue, selon le dernier rapport de situation du NCDC.
Le bilan fait apparaître une hausse préoccupante de la létalité. Elle atteint désormais 24,4 %, contre 18,6 % à la même période en 2025. L’année dernière, les autorités avaient enregistré 159 décès et 854 cas confirmés à la même période.
Depuis janvier, la maladie a été détectée dans 23 États ainsi que dans 117 zones d’administration locale. Cinq États concentrent à eux seuls 87 % des infections confirmées. Il s’agit d’Ondo, de Bauchi, de Taraba, d’Edo et de Benue. Les 13 % restants se répartissent entre 18 autres États.
Au cours de la dernière semaine étudiée, 151 cas suspects ont fait l’objet d’investigations. Parmi eux, 14 ont été confirmés. Deux décès supplémentaires ont aussi été enregistrés. Le nombre de nouvelles infections confirmées a ainsi progressé de quatre cas lors de la 32ᵉ semaine à 14 cas une semaine plus tard.
Les jeunes particulièrement touchés
Les personnes âgées de 21 à 30 ans constituent la tranche d’âge la plus touchée par l’épidémie actuelle, selon les données du NCDC.
La fièvre de Lassa est une maladie hémorragique virale aiguë qui sévit dans plusieurs régions d’Afrique de l’Ouest. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le virus se transmet principalement par contact avec des aliments ou des objets contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs infectés.
La transmission peut également se produire entre personnes. Le risque concerne notamment les établissements de santé lorsque les mesures de prévention et de contrôle des infections ne sont pas suffisamment respectées.
Au Nigeria, la maladie reste endémique. Les autorités observent habituellement une hausse des cas au cours de la saison sèche, même si des infections peuvent survenir tout au long de l’année.
Face à la progression de l’épidémie, les autorités sanitaires appellent la population à renforcer les mesures d’hygiène et à limiter tout contact avec les rongeurs. Elles recommandent aussi une consultation médicale rapide en cas de fièvre, de faiblesse, de maux de tête, de douleurs à la gorge, de vomissements ou de saignements inexpliqués.
Le Nigeria poursuit par ailleurs le renforcement de sa surveillance épidémiologique et de ses capacités de riposte. La fièvre de Lassa demeure l’une des principales maladies infectieuses endémiques du pays.
