Chaque mois d’octobre, le rose s’affiche partout pour rappeler l’importance de la prévention et du dépistage du cancer du sein. Si la maladie concerne très majoritairement les femmes, elle n’épargne pas totalement les hommes. En France, environ 600 hommes sont diagnostiqués chaque année, soit près de 1 % des cancers du sein.
Les hommes possèdent eux aussi du tissu mammaire. Ils peuvent donc développer un cancer du sein, même si le phénomène reste beaucoup plus rare que chez les femmes.
Cette faible fréquence contribue toutefois à une méconnaissance de la maladie chez les hommes. En l’absence de programme de dépistage systématique, le diagnostic intervient souvent à un âge plus avancé et à un stade plus évolué. Selon la Fondation cancer du sein du Québec, cette situation contribue à un taux de survie global moins élevé chez les hommes.
Le risque augmente notamment avec l’âge. La maladie est plus fréquemment diagnostiquée après 60 ans. Les antécédents familiaux constituent également un facteur important. Environ un homme sur cinq atteint d’un cancer du sein aurait ainsi un proche, homme ou femme, ayant lui-même été touché par cette maladie.
Les mêmes signes chez l’homme et la femme
Les symptômes doivent attirer l’attention, même lorsqu’ils apparaissent chez un homme. Une masse généralement indolore au niveau du sein, une douleur ou une enflure de la poitrine, un écoulement ou un saignement du mamelon peuvent constituer des signes d’alerte.
Des modifications de la peau ou du mamelon, comme une croûte, un eczéma ou une ulcération, peuvent également être observées.
Certains facteurs sont par ailleurs associés à une augmentation du risque. C’est notamment le cas de l’obésité, de certains traitements hormonaux qui augmentent le taux d’œstrogènes et de la consommation d’alcool.
Des traitements similaires, mais encore peu d’études
La prise en charge du cancer du sein repose globalement sur les mêmes traitements chez les hommes et les femmes. La chirurgie, notamment la mastectomie, ainsi que la chimiothérapie font partie des principales options thérapeutiques, selon le type et le stade de la maladie.
La recherche reste toutefois moins développée pour le cancer du sein masculin. Les hommes sont encore rarement inclus dans les essais cliniques, ce qui limite les données spécifiquement disponibles sur leur prise en charge.
Certaines connaissances issues des études menées chez les femmes sont ainsi extrapolées aux patients masculins. La Fondation cancer du sein du Québec souligne notamment que les tests génomiques utilisés pour évaluer l’intérêt d’une chimiothérapie ou l’agressivité d’une tumeur mammaire n’ont pas été suffisamment évalués chez les hommes.
À l’occasion d’Octobre Rose, le message de prévention concerne donc aussi les hommes. Une anomalie persistante au niveau du sein ou du mamelon mérite une consultation médicale, même si le cancer du sein reste exceptionnel chez eux.
