Santé pour tous : vers la couverture sanitaire universelle au Bénin

« Aucun Béninois en situation d’urgence médicale ne pourra plus se voir refuser des soins parce qu’il n’a pas d’argent sur lui. Les soins d’abord, le règlement ensuite ». Telle est la promesse du président élu Romuald Wadagni.

En effet, en une décennie, le Bénin a plus que doublé son taux de soignants, passant de 5 à 12,5 pour 10 000 habitants. La formation médicale s’est renforcée avec 200 médecins formés chaque année. Sur le terrain, 16 000 agents de santé communautaire ont été déployés et plus de 365 infrastructures sanitaires ont été réhabilitées.

Le socle bâti en dix ans

En 2015, le système de santé béninois était marqué par des grèves à répétition et des hôpitaux sous-équipés. En dix ans, le pays a construit le Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC), couvrant une vingtaine de spécialités. Il a déployé 250 ambulances, 2 IRM et 7 scanners. Le nombre de soignants qualifiés a doublé, la densité passant de 5 à 12,5 pour 10 000 habitants.

L’urgence prise en charge pour tous

La mesure la plus symbolique du programme : la prise en charge systématique des soins d’urgence vitale pour toute la population béninoise, via un dispositif de paiement différé. Concrètement, aucun Béninois en situation d’urgence médicale ne peut se voir refuser des soins faute d’argent. Cette mesure touchera en priorité les accidents de la route, les urgences obstétricales, les crises cardiaques et les traumatismes graves.

Le carnet de santé digital pour chaque Béninois

Un dossier patient électronique national sera créé, adossé à un Système d’Information Hospitalier généralisé à toutes les structures sanitaires. Chaque Béninois aura son carnet de santé digital, consultable par tout professionnel de santé autorisé partout dans le pays. Plus de risque de perdre ses antécédents médicaux lors d’une consultation dans une nouvelle ville.

Parakou aura son CHI et la pharmacopée traditionnelle sera valorisée

Un nouveau Centre Hospitalier International moderne sera construit à Parakou, corrigeant le déséquilibre géographique. Par ailleurs, une filière nationale dédiée à la pharmacopée traditionnelle sera structurée, intégrant toute la chaîne de valeur : recherche, production, commercialisation, contrôle qualité — une première africaine.

La protection sociale : cibler pour mieux servir

Une plateforme nationale de prestations sociales, sécurisée par authentification biométrique, permettra d’identifier précisément les ménages en difficulté. Des transferts monétaires numériques conditionnels seront déployés : une partie vers la santé (soins prénataux, vaccinations), une autre vers l’éducation (fréquentation scolaire, maintien des filles à l’école).

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