Le Burkina Faso se dote d’un nouveau cadre de lutte contre le VIH, le sida et les infections sexuellement transmissibles (IST). Réuni le mercredi 28 octobre 2026 à Ouagadougou, le Conseil national de lutte contre le sida et les IST (CNLS-IST) a adopté le Plan stratégique national 2026-2030, dont le coût prévisionnel s’élève à 138,12 milliards de FCFA. Le programme ambitionne d’accélérer les progrès vers l’élimination du sida en tant que problème de santé publique à l’horizon 2030.
La 23ᵉ session ordinaire du CNLS-IST a été présidée par le capitaine Martha Céleste Anderson Medah, ministre directeur de cabinet du président du Faso. Il représentait le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État et président du Conseil.
Le nouveau plan doit orienter les interventions nationales au cours des cinq prochaines années. Il entend renforcer les actions de prévention, de dépistage et de prise en charge du VIH, du sida et des IST.
Avec une enveloppe prévisionnelle de 138,12 milliards de FCFA, le document constitue le principal cadre de référence de la riposte nationale pour la période 2026-2030. Sa mise en œuvre nécessitera la mobilisation des acteurs institutionnels et des autres partenaires engagés dans la lutte contre ces maladies.
L’objectif fixé est d’éliminer le sida en tant que problème de santé publique d’ici à 2030. Cet horizon suppose de poursuivre les efforts de prévention, d’améliorer l’accès au dépistage et de garantir la continuité des soins pour les personnes concernées.
Le bilan du programme 2025 examiné
Les travaux de la session ont également porté sur l’évaluation des recommandations issues de la précédente rencontre du Conseil. Les participants ont notamment examiné le bilan du Plan national multisectoriel (PNM) 2025.
Cette évaluation intervient à la fin du Cadre stratégique national 2021-2025. Elle doit permettre de tirer les enseignements des actions conduites au cours de cette période et de préparer la transition vers le nouveau programme quinquennal.
Au-delà de l’adoption du PSN-SIDA 2026-2030, la session a ainsi constitué une étape de planification pour la poursuite de la lutte contre le VIH, le sida et les IST au Burkina Faso.
Le défi sera désormais de traduire les orientations du nouveau plan en actions concrètes et de mobiliser les ressources nécessaires à leur réalisation, afin de progresser vers l’objectif fixé pour 2030.
