vendredi 13 février 2026

Santé : quand une forte poitrine devient un problème

Dans un monde où la forte poitrine reste souvent perçue comme un symbole de beauté, la réalité vécue par de nombreuses femmes demeure bien plus complexe. Douleurs dorsales chroniques, troubles du sommeil, mauvaise posture, maux de tête, limitations physiques, fragilité psychologique, les conséquences médicales et fonctionnelles sont nombreuses et documentées.

Selon les données de la Société internationale de chirurgie plastique esthétique, plus de 652 000 réductions mammaires ont été réalisées dans le monde en 2024. Le Brésil, les États-Unis, la France, l’Allemagne, la Turquie et l’Inde figurent parmi les pays les plus concernés, preuve d’un phénomène mondial lié au bien-être plus qu’à l’esthétique.

Raquel, aujourd’hui âgée de 52 ans, se souvient avec précision de ce poids invisible qui a marqué son adolescence, sa vie de femme et sa maternité. Elle raconte ses années de souffrance physique, l’impossibilité de pratiquer le sport qu’elle aimait, la difficulté à trouver des soutiens-gorge adaptés, et le regard social pesant.

Professeure d’université en Argentine, elle a choisi en 2010 de subir une réduction mammaire. Une décision qui a bouleversé son quotidien. Lors de son opération, 2,5 kilos de tissu mammaire ont été retirés. « Quand je me suis penchée pour ramasser un objet après l’intervention, j’ai eu l’impression d’avoir un autre corps. Je me sentais libre », a-t-elle déclaré.

Les spécialistes confirment cette réalité. Une poitrine lourde exerce une pression constante sur le dos et la nuque, modifie l’équilibre corporel et limite fortement l’activité physique. Le problème ne relève pas seulement de l’apparence, mais d’un enjeu fonctionnel et médical.

Des travaux de recherche menés au Royaume-Uni ont également démontré l’impact d’un mauvais soutien-gorge sur la respiration, la posture, la mobilité et même le rythme cardiaque. Les seins, en mouvement constant lors de l’activité physique, modifient l’ensemble de la biomécanique du corps.

Aujourd’hui encore, Raquel évoque les jugements subis après son opération. Certains y voyaient un choix esthétique. Elle y voyait une nécessité vitale. « Ce n’était pas une question de beauté. C’était une question de santé », a-t-elle ajouté.

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