Six établissements de santé africains figurent dans le top 100 mondial des centres médicaux universitaires en 2026, selon le classement de Brand Finance. L’Afrique du Sud, l’Égypte et le Maroc sont les trois pays représentés dans ce palmarès, dominé à l’échelle continentale par l’hôpital Groote Schuur du Cap, classé 25e au niveau mondial.
Publié dans le cadre du classement mondial des marques de centres médicaux universitaires, ce palmarès évalue les établissements selon trois critères principaux : la qualité des soins aux patients, la recherche médicale et l’enseignement. L’étude s’appuie notamment sur la perception des médecins, des chirurgiens et d’autres professionnels de santé à l’égard des institutions qui associent activité clinique, recherche et formation.
Avec une note de 74,1 sur 100, l’hôpital Groote Schuur améliore son classement, passant de la 26e place en 2025 à la 25e en 2026. Il devance l’hôpital égyptien Qasr El Eyni, qui occupe le 27e rang mondial avec un score de 73,2. La faculté de médecine de l’Université Ain Shams, également en Égypte, arrive à la 43e place.
Le Maroc compte deux établissements dans ce top 100. Le Centre hospitalier universitaire Mohammed VI se classe au 56e rang mondial, tandis que le CHU Ibn Rochd de Casablanca occupe la 96e place. L’Afrique du Sud complète la liste avec l’hôpital Tygerberg, classé 63e.
Des évolutions contrastées selon les établissements
Les résultats de 2026 révèlent des évolutions différentes d’un établissement à l’autre. L’hôpital Tygerberg réalise une progression notable, passant de la 76e à la 63e place. À l’inverse, le Centre hospitalier universitaire Mohammed VI recule du 37e au 56e rang. Groote Schuur gagne une place, tandis que les autres établissements africains du top 100 enregistrent également des reculs.
Brand Finance distingue par ailleurs l’hôpital Groote Schuur comme le premier centre médical universitaire mondial pour l’enseignement. Tygerberg obtient, de son côté, le score maximal pour l’intégration de l’enseignement, de la recherche et des soins aux patients.
D’autres établissements africains dans le classement
Au-delà du top 100, plusieurs centres médicaux universitaires du continent apparaissent entre les 101e et 250e places. Le Nigeria, le Maroc, l’Afrique du Sud et l’Égypte y sont notamment représentés.
Au Nigeria, l’hôpital universitaire de Lagos occupe la 108e place mondiale, soit une progression de 12 rangs. Il est notamment reconnu pour sa réputation dans l’enseignement et la formation médicaux. Le classement recense également plusieurs autres établissements nigérians, dont les hôpitaux universitaires d’Ibadan, de l’Université du Bénin, de Port Harcourt et d’Uyo.
Le Maroc compte également plusieurs institutions dans cette tranche, parmi lesquelles les centres hospitaliers universitaires Hassan II de Fès et Ibn Sina de Rabat. En Afrique du Sud, les hôpitaux universitaires Charlotte Maxeke de Johannesburg et Steve Biko figurent aussi dans la liste.
À l’échelle mondiale, Johns Hopkins Medicine conserve la première place pour la deuxième année consécutive, devant les hôpitaux universitaires d’Oxford. Cambridge University Hospitals et Singapore General Hospital figurent également parmi les dix premiers établissements.
Ces résultats mettent en lumière la place des centres médicaux universitaires africains dans les domaines des soins, de la recherche et de la formation. Ils soulignent aussi les écarts de classement entre les institutions du continent et les principaux établissements mondiaux.
